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En France,
le processus de transposition de la directive
européenne 2001-18
du 12
mars 2001 (relative à la dissémination
volontaire d'organismes génétiquement modifiés
dans l'environnement et abrogeant la directive
90/220),
vient
de commencer
avec
la présentation d'un projet de loi le
08/02/2006, soit plus de trois ans après la
date limite fixée par la directive pour être
transposée. Ce faisant la France se met
en règle avec la réglementation européenne (la
Commission lassée la menaçait d’astreintes) et
encadre des cultures qui, de fait, existent
déjà et sont à l’origine de très
médiatiques
procès de faucheurs d’OGM
(1).
Ce
projet de loi est pourtant controversé car on
le sait, la coexistence des cultures
traditionnelles et OGM inquiète l’opinion et
est dénoncée par les organisations
hostiles aux OGM.
Dans un
débat qui s’annonce houleux, un rapport de la
Commission européenne rendu public le
24/02/2006,
donne du « grain à moudre » aux pro
OGM.
La
réglementation communautaire sur la
traçabilité et l’étiquetage des OGM et des
produits dérivés d’OGM fixe un seuil de 0,9%
pour la présence accidentelle d’OGM dans les
aliments pour animaux et les denrées
alimentaires non génétiquement modifiés (seuil
en deça duquel il n'est pas obligatoire de
mentionner la présence d'OGM, car on consièdre
en quelque sorte que cette présence est trop
insignifiante pour modifier les caractères
de l'aliment). Elle fournit aussi une
base pour définir des méthodes de coexistence
dans
l’agriculture.
Le rapport
de la Commission européenne contient une série
d’études de cas sur la manière dont les
agriculteurs peuvent réduire la présence
fortuite d’OGM dans des récoltes non
génétiquement modifiées, avec l’objectif de
fournir une base scientifique à l’élaboration
et à la mise en oeuvre de mesures de
coexistence dans l’Union Européenne, telles
que, par exemple, des distances de séparation
entre les champs d’OGM et les champs
traditionnels, l’aménagement de
bordures
tampon ensemencées de maïs non génétiquement
modifié autour des champs
d’OGM,
l’utilisation de variétés génétiquement
modifiées ayant des périodes de floraison
différentes de celles des variétés non
génétiquement modifiées. Les cas étudiés
concernent la production de plantes et de
semences de maïs, de betteraves sucrières et
de coton. Et selon les conclusions du
rapport,
il est
ainsi
possible de produire des récoltes respectant
le seuil de
0,9%
sans changer significativement
les pratiques agricoles, si la présence
fortuite (c’est-à-dire non intentionnelle et
inévitable) de matériel génétiquement modifié
dans les semences ne dépasse pas 0,5%.
Le rapport est disponible à
l'adresse:
www.jrc.es
26/02/2006
Pour aller plus loin:
Le texte du projet de loi
sur le site du Sénat
Directive et règlement (en format pdf)
(
Ces textes constituent un outil
de documentation n'engageant pas la
responsabilité des institutions européennes.
Seule fait foi la législation européenne qui
est publiée dans les éditions papier du
Journal Officiel de
l'UnionEuropéenne).
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Directive
2001/18 du 12/03/2001 relative à la dissémination
volontaire d'organismes génétiquement modifiés
dans l'environnement et abrogeant la directive
90/220 du Conseil
Règlement 1830/2003 du 22/09/2003
concernant la traçabilité et l'étiquetage des
organismes génétiquement modifiés et la
traçabilité des produits destinés à
l'alimentation humaine ou animale produits à
partir d'organismes génétiquement modifiés, et
modifiant la directive 2001/18.
1-Voir sur ce site:
Des OGM trop
discrets
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