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Les
nouvelles règles par fonds
Fonds
social européen
Actuellement
23 millions de personnes sont au chômage dans l'Union européenne et
on estime que 113 millions d'habitants de l'UE vivent au dessous du
seuil de pauvreté et connaissent un risque d'exclusion sociale. La
lutte contre l'exclusion sociale et la pauvreté sont deux des
nouvelles priorités du FSE (la proposition de règlement prévoit
qu'au moins 20% de la dotation du FSE doit bénéfcier à la
promotion de l'inclusion sociale et à la lutte contre la pauvreté).
Ces nouvelles missions viennent compléter les missions plus
anciennes que sont l'emploi, l'éducation et la formation.
Les
personnes ciblées comme les jeunes, les chômeurs de longue durée,
les précaires et les femmes qui reviennent sur le marché du travail
bénéficieront de plus de mesures d'aide individuelle, de formation
et de conseil. 10 millions de personnes devraient être concernées
chaque année par les aides du FSE.
Fonds
de cohésion
La
mission du fonds de cohésion est la réduction des disparités
régionales en matière de développement (PIB par habitant), de
productivité et d'emploi. Il finance de gros projets
d'infrastructures relevant de programmes nationaux de développement
et axés sur les transports et l'environnement. Pour la période
2014-2020, la Commission propose que la politique de cohésion reste
un volet essentiel du cadre financier de l'Union européenne et que
des ressources importantes lui soient affectées. La
plupart des pays qui ont adhéré
à l'Union européenne en 2004 et 2007 seront bénéficiaires du
fonds de cohésion (pays dont le produit national brut est inférieur
à 90% de la moyenne communautaire).
Pour
la période 2014-2020, le champ d'action du Fonds de cohésion
resterait globalement le même. Le Fonds soutiendrait
des
investissements visant à satisfaire aux normes environnementales,
des
projets énergétiques, à condition qu'ils bénéficient clairement
à l'environnement, par exemple en renforçant l'efficacité
énergétique et le recours aux énergies renouvelables, des
investissements dans les réseaux transeuropéens de transport, ainsi
que les systèmes de transport urbains à faibles émissions de CO2.
La nouveauté serait qu'il contribuerait au mécanisme pour
l'interconnexion en Europe («Connecting Europe»), qui vise à
développer un système européen de transport durable.
Coopération
territoriale européenne
Le
programme de coopération territoriale européenne aide les régions
frontalières de l'UE souvent isolées du centre décisionnel à
collaborer pour résoudre leurs problèmes communs, tels que la
pollution de la mer Baltique, l’utilisation transfrontalière des
hôpitaux et les échanges d’expérience en ce qui concerne
l’encouragement de l’innovation.
Trois volets la
structurent:
-
la
coopération transfrontalière (financement de projets associant
régions et autorités locales de part et d'autre d'une frontière
commune);
-
la
coopération transnationale (financement de projets associant des
entités nationales, régionales et locales dans des zones
géographiques plus vastes, telles que les régions et États membres
situés autour de la mer Baltique ou des Alpes);
-
la
coopération interrégionale (programmes visant à encourager le
partage de bonnes pratiques en matière d’innovation, d’efficacité
énergétique, de développement urbain, etc.). Les nouvelles règles
proposées prévoient que les partenaires d’un programme
devront s’accorder plus précisément sur le type de projets à
financer et sur les résultats à atteindre. Les projets devront
également être conformes aux priorités politiques de l’Union et
étroitement liés aux stratégies poursuivies par les régions et
États membres concernés afin de maximiser les synergies.
Programme
pour le changement social et l'innovation
Directement
géré par la Commission européenne, ce programme constitue, avec le
Fonds social européen et le fonds européen d'ajustement à la
mondialisation, le troisième pilier de l'initiative communautaire
2014-2020 pour l'emploi et l'inclusion.
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Il fusionne et met en
cohérence trois programmes existants: Progress (programme pour
l'emploi et la solidarité), EURES (service européen d'emploi), et
le volet "facilité d'accès au microcrédit" de Progress.
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Le
site d'EURES contient des informations et des annonces aux
travailleurs qui veulent travailler dans d'autres pays de l'UE.
Fin
septembre 2011, EURES hébergeait 1 230 000 offres d'emploi, plus
de 700 000 CVs and environ 25 000 employeurs enregistrés. Il reçoit
8 millions de visites par mois environ. On estime à 100 000 par an
le nombre de demandeurs d'emploi qui ont trouvé un travail
via EURES (un chiffre dont on voit bien combien il pourrait être
développé si on le rapporte aux 500 millions d'habitants que compte
l'UE et aux ... de travailleurs).
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Les aides attribuées dans le cadre de ce programme auraient pour but
d'accompagner les réformes menées au plan national dans les
domaines social et de l'emploi (échanges de bonnes pratiques entre
les différents états membres, support financier pour expérimenter
des solutions innovantes pour réformer le marché du travail et les
systèmes de protection sociale) , d'encourager la mobilité
géographique des travailleurs (par exemple via, notamment, des
réseaux existants comme EURES qui offrira des outils modernisés aux
travailleurs en recherche d'emploi et aux employeurs, ou encore par
des actions en direction des PME, les plus gros employeurs de l'UE
pour les encourager à embaucher des jeunes), de faciliter l'accès
au microcrédit pour les personnes vulnérables et les entreprises à
vocation sociale.
Groupement
européen de coopération territoriale (GECT)
Depuis
2006, afin de donner un cadre juridique commun à la coopération
territoriale qui permet aux régions des différents pays partageant
des intérêts de travailler ensemble, les partenaires régionaux et
locaux peuvent créer des groupements européens de coopération
territoriale (GECT). La Commission propose en particulier :
-
de
faciliter la création de ces groupements,
-
de
réexaminer l'étendue de leurs activités,
-
d'ouvrir
les GECT aux régions hors UE,
-
de
préciser certaines règles de fonctionnement, notamment en ce qui
concerne le recrutement de personnel, les dépenses et la protection
des créditeurs. Selon la Commission, les GECT peuvent permettre, par
exemple, de mieux intégrer les systèmes de transport, d' élaborer
des stratégies d'innovation coordonnées et complémentaires ou
d'instaurer une coopération concrète dans la fourniture de services
publics et locaux.
Fonds
européen d'adaptation à la mondialisation
La
Commission propose de prolonger le fonds qui, si le nouveau règlement
n'est pas adopté, cesserait d'exister fin 2013. Ses règles de
fonctionnement actuelles seraient modifiées afin d'ajouter de
nouveaux critères d'éligibilité. Les aides du Fonds pourraient
également être attribuées pour des travailleurs ayant un contrat
de travail à durée déterminée, des travailleurs intérimaires,
ainsi que les travailleurs indépendants ayant liquidé leur
entreprise. Le fonds interviendrait aussi au bénéfice des
travailleurs qui auraient perdu leur emploi à la suite de
perturbations des échanges commerciaux, d'une crise imprévue ou
encore, dans le cas des paysans, pour tenir compte des conséquences
négatives des nouveaux accords commerciaux conclus par l'UE. Les
procédures seraient simplifiées pour réduire les temps d'examen
des demandes des états membres et accélérer les paiements.
Lors
de leur présentation aux députés membres de la commission du
développement régional du Parlement européen, le 06/10/2011, les
propositions ont obtenu un accueil relativement favorable, les
députés déclarant apporter une soutien "inconditionnel"
aux politiques de cohésion. Mais des inquiétudes se sont également
fait jour. En particulier, la
proposition de la Commission européenne de soumettre
l’allocation des fonds à une double règle de conditionnalité:
impact de l'investissement projeté et exigence que le pays pratique
des politiques durables et responsables (examen des politiques macro
économiques) sous peine de voir coupées les subventions a été
critiquée par nombre d'élus dont certains ont dénoncé "une
double peine" pour les pays en diffculté et mis en cause le
lien fait entre les fonds de cohésion et le pacte de stabilité et
de croissance. La
Commission a eu beau assurer qu'il
s'agirait "d'un instrument de tout dernier recours", elle
n'a pas convaincu.
Les
négociations seront d'autant plus épineuses que le contexte, on le
sait, n'est guère propice: alors que la crise économique restreint
les budgets, les états demandent à l'Union européenne de faire
plus dans de nouveaux domaines (par exemple l'énergie) avec moins de
crédits. Cherchez l'erreur. Les pays contributeurs nets les plus
importants vont demander (demandent) une réduction de leur
contribution au budget communautaire. Il va falloir faire des
économies: la Politique Agricole Commune et la politique de cohésion qui sont les
politiques les plus coûteuses risquent d'en subir les conséquences.
03-01-2012
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