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Aide de l'Union européenne au Liban
Réunis à Stockholm le 31/08/2006, les pays donateurs se sont engagés à donner 735 millions d’euros pour la reconstruction du Liban, ce qui, compte tenu des aides déjà versées, porte le total de l’aide à 936 millions d’euros selon les chiffres fournis par le ministre des affaires étrangères suédois. Dans un communiqué du 30/08, la Commission européenne annonçait l’attribution par l’Union européenne d’une aide de 42 millions d’euros au titre d’une « première contribution » (d’autres devraient suivre). Cette enveloppe doit servir à financer la remise en état d’infrastructures, l’environnement, l’amélioration de la sécurité intérieure et le soutien au secteur privé libanais pour relancer l’économie. Elle porte le montant de l’aide déjà octroyé par l’Union européenne à environ 107 millions d’euros, compte tenu des fonds consacrés à une aide humanitaire, ainsi que le rappelle le communiqué conjoint du Conseil et de la Commission après la réunion de Stockholm. A cette contribution s’ajoutent les aides octroyées par les différents états membres ce qui porte la participation de l’Europe communautaire (Union + Etats) à 330 millions. L' Union européenne sera également présente dans le maintien de la paix puisque les contingents envoyés par les états membres en renfort de la FINUL ( la Force intérimaire de l'ONU) devraient s’élever à 7000 soldats soit presque la moitié des effectifs de la FINUL (15000). Sur le plan diplomatique, on a remarqué que, loin des divergences constatées lors de l’intervention en Irak, l’Union européenne, après quelques atermoiements, s’est montrée cette fois plus soudée et a réussi à appliquer une politique extérieure commune. Ce qui serait une première car elle consiste à revendiquer un rôle moteur de l'Union européenne dans le maintien de la paix dans une zone très conflictuelle et disputée du monde. Autre événement marquant : l’envoi par l’Allemagne d’un contingent d’au minimum 1200 soldats, une décision qu’elle se refusait à prendre jusque là de crainte de se trouver confrontée à l’armée israélienne, hypothèse que le souvenir du génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale rend particulièrement difficile à envisager. Les contingents allemands seront donc chargés de la surveillance maritime, afin de restreindre les risques de contact direct avec Tsahal. Face à des Etats-Unis considérés avec méfiance par les pays arabes en raison de leurs liens avec Israël, l’Union européenne, jusque là réduite à jouer le rôle d’un bailleur de fonds, semble mieux placée pour relancer le processus de paix et par la même occasion, pourrait montrer qu’elle peut être chose qu’un « nain politique ». 02/09/2006
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