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Le
23/08/2006, un communiqué de la Commission européenne annonçait que les
autorités américaines avaient détecté la présence d’un Organisme Génétiquement
Modifié (OGM) non autorisé en
Europe dans des échantillons de riz long grain.
Ce
riz OGM (LL Rice 601) a été testé et développé par la firme Bayer qui a ensuite décidé de ne
pas le commercialiser et pour lequel elle n’a pas demandé d’autorisation de
mise sur le marché.
Pour les autorités américaines,
pas de problème : les traces de LL601 ne présentent pas de risques pour la
santé humaine et l’environnement. Elles font valoir, à l’appui de cette
affirmation, que deux variétés similaires ((LL Rice 62 et LL Rice 06) sont autorisées aux Etats-Unis.
Mais la Commission européenne ne
l’entend pas de cette oreille et
rappelle que la commercialisation d’un OGM dans l’Union européenne ne peut être
légale qu’à condition d’avoir été autorisée au terme d’une procédure stricte
d’évaluation , ce qui n’est pas le cas en l’espèce.
D’où sa décision d’exiger
que le riz à longs grains importé des Etats-Unis soit certifié exempt de
l’organisme génétiquement modifié non autorisé. Afin d’éviter l’importation accidentelle de riz
génétiquement modifié, les lots de riz à grains longs américains devront avoir
été préalablement analysés par un laboratoire agréé au moyen d’une méthode
validée. Ils devront être accompagnés d’un document certifiant qu’ils ne
contiennent pas de riz génétiquement modifié. Ces mesures sont entrées en
vigueur immédiatement et doivent être maintenues durant six mois, au terme
desquels elles pourront, si nécessaire, être reconduites. Il revient aux
autorités nationales de contrôler les produits importés sur leur territoire,
d’empêcher la commercialisation des lots contaminés et de vérifier que les
produits déjà sur le marché sont exempts de riz « LL Rice 601 ». Quant aux entreprises importatrices de riz
américain, elle doivent s’assurer que le riz qu’elles importent est exempt de
l’OGM visé, en vertu de la législation européenne sur la sécurité alimentaire
qui pose comme principe la responsabilité des opérateurs en matière de sécurité
des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux qu’ils
commercialisent.
Fallait-il aller plus loin ?
Contrairement au Japon qui a
choisi d’interdire les importations de riz en provenance des Etats-Unis, la
Commission européenne a donc opté pour des mesures moins radicales, au grand dam d’une
organisation comme Greenpeace qui les qualifie de « strict minimum »
dans un communiqué du 25/08 et fustige des réactions "au cas par cas" alors qu’il
faudrait mettre en place un système de prévention (1).
« Au lieu de s'engager à
réaliser son propre état des lieux de la
contamination en Europe, la Commission va apparemment se contenter des
données et des tests produits par
Bayer » souligne aussi Greenpeace dont le communiqué se poursuit par une
dénonciation des « scandales de contamination » par des entreprises
incapables de contrôler la dissémination ou se livrant à des contaminations volontaires
afin de mettre les citoyens et les gouvernements devant "le fait accompli".
Interdire
totalement les
importations, c’est s’exposer à une nouvelle empoignade avec les Etats-Unis au
sein de l’Oranisation Mondiale du Commerce (OMC) pour non respect des règles du commerce international, de
surcroît sur un sujet déjà conflictuel (les OGM) . Cela peut être une explication à la prudence européenne...
01/09//2006
1-Communiqué
de Greenpeace
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