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Le règlement relatif au temps de travail des
routiers a été voté par le Conseil et le
Parlement européen le 02/02/2006, de même que
la directive renforçant les contrôles de
l'application
de la législation sociale (1) (la
France a voté contre la directive selon le
communiqué de presse du Conseil) (2).
Le
règlement
contient des règles sociales communes qui
selon les termes du commissaire européen
chargé des
transports
J.Barrot « créent de nouveaux droits pour
les travailleurs et protègent contre le
dumping social » en imposant des
obligations comparables à tous les états.
L’objectif est de mettre à jour les règles
actuelles qui sont précisées et renforcées
pour une plus grande protection.
Il
complète la directive 2002-15 sur le temps de
travail (en application depuis le 23/03/2005)
qui
fixe le temps de travail hebdomadaire maximal
à 60 heures et le temps de travail
hebdomadaire moyen à 48 heures sur une période
de référence de 4 mois.
Concrètement,
le règlement dispose
que
les chauffeurs pourront bénéficier d’un repos
d’au moins d’au moins 45 heures
consécutives toutes les deux semaines
(actuellement un tel temps de repos n’existe
pas dans de nombreux pays) et d’un repos
journalier plus long (9 heures au lieu de 8
actuellement).
Il réduit
également une réduction du temps de conduite
maximale des chauffeurs routiers qui sera
plafonné à 56 heures par semaine (aujourd’hui,
il peut atteindre jusqu’à 74 heures en raison
de l’ambiguïté des textes).
Sur le
plan de la responsabilité, ce sont les
employeurs (et les chargeurs) et non plus les
conducteurs qui auront à répondre des
infractions aux règles.
Afin
d’assurer l’application efficace des nouvelles
dispositions, les infractions commises dans un
état membre pourront être sanctionnées dans un
autre état (extra territorialité des sanctions
et des poursuites). L’introduction du nouveau
tachygraphe électronique plus fiable et le
renforcement des contrôles dont il est prévu
qu’ils passeront
de
1% à 3% des jours de travail effectués par les
conducteurs devrait également contribuer à
cette efficacité .
Ces règles
constituent des règles minimales c’est-à-dire
que les législations nationales ne pourront
pas aller en deçà. Mais bien entendu, rien
n’empêchera en revanche les états d’adopter
des règles plus protectrices des droits des
routiers.
07/02/2006
1-Règlement relatif à l'harmonisation de
certaines dispositions en matière sociale dans
le domaine des transports par route , PE-CONS
3671/3/05, 5408/06 ADD 1
Directive établissant les conditions
minimales à respecter pour la mise en oeuvre
de la directive 2002/15/CE et des règlements
no 3820/85 et no 3821/85 du Conseil concernant
la législation sociale relative au activités
de transport routier, PE-CONS 3672/2/05,
5406/06 ADD 1 + ADD 2
2-
Communiqué du
03/02/2006, 5997/06
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