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Vie de l'Union européenne |
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Les brèves relatives aux actions , aux
règlements et directives adoptés en octobre
2005 au niveau de l'Union européenne sont
classées par ordre chronologique,de la date
plus récente à la plus ancienne.
Négociations à
l'OMC: la Commission européenne persiste et
signe :
comme elle l'avait annoncé, la Commission
européenne a présenté de nouvelles
propositions dans le cadre des négociations
commerciales de l'Organisation Mondiale du
Commerce (OMC). Il est douteux que le volet
agricole de ces propositions contribue à
pacifier ses relations avec la France. Plus
d'information
ICI
Un vaccin contre
la grippe aviaire :
un communiqué de la
Commission européenne publié le 27/10/2005
annonce que des chercheurs ont développé le
premier prototype de vaccin contre le virus
H7N1, une des variantes du virus de la grippe
aviaire dont on estime qu’il pourrait muter
pour se transmettre à l’homme mais selon des
probabilités moindres que le H5N1, la variante
la plus dangereuse du virus. Il est le
résultat d’une collaboration entre des équipes
britanniques, italiennes, norvégiennes et
françaises (Sanofi Pasteur) dans le cadre du
projet « FLUPAN » lancé en septembre 2001 et
financé par le programme cadre européen de
recherche développement. Nommé RD-3 ce vaccin
doit faire l’objet d’essais cliniques au
printemps 2006. Les recherches menées
constitueront une expérience précieuse dans la
mise au point d’un vaccin en cas de pandémie
www.nibsc.ac.uk/spotlight/flupan.html
La Bulgarie et la
Roumanie sur le gril européen:
candidates à l’adhésion à
l’Union européenne, la Bulgarie et la Roumanie
ont progressé dans cette voie, mais un récent
apport de suivi, publié par la Commission
européenne le 25/10/2005 montre que leur
préparation est insuffisante. En ce qui
concerne les critères politiques, les deux
pays ont encore des progrès à faire dans la
lutte contre la corruption (y compris « à haut
niveau », ajoute la Commission au sujet de la
Roumanie) et le crime organisé, dans la
réforme de l’administration et dans la
protection des droits de l’homme et des
minorités. Sur le plan économique, les deux
pays poursuivent leur adaptation à l’économie
de marché avec moins de résultats pour la
Roumanie qui devrait intensifier son programme
de privatisation et améliorer l’environnement
juridique et administratif des entreprises,
notamment la mise en application des décisions
de faillite, reste à améliorer. La Bulgarie,
elle, connaît un « creusement » du déficit
jugé « préoccupant » par le rapport. Enfin, il
reste des lacunes importantes dans
l’intégration de l’acquis communautaire (
c’est-à-dire de la transposition et de la mise
en oeuvre de la législation européenne ). En
particulier, malgré le « degré d'alignement
considérable » atteint par la Bulgarie, ce
pays a des retards considérables en matière de
sécurité alimentaire, de mise en pace des
structures et mécanismes de participation aux
fonds structurels de l’Union, de lutte contre
la corruption et le crime (selon le rapport ,
« l’existence du crime organisé remet en cause
l'État de droit en Bulgarie et porte
directement atteinte à l’ensemble des citoyens
et à leurs droits fondamentaux »). Des griefs
analogues sont formulés à l‘encontre de la
Roumanie.
La Grèce retrouve
sa feta :
contrairement à ce que prétendaient
l’Allemagne et le Danemark, le terme feta
n’est pas un terme générique mais une
appellation d’origine protégée (AOP) réservée
à des fromages produits en Grèce. Telle est la
décision rendue par la Cour de justice des
communautés européennes le 25/10/2005. Elle
confirme la décision de la Commission
européenne qui avait, à la demande de la
Grèce, accordé la protection de l’AOP à la
dénomination feta par un règlement du
14/02/2002, règlement qui faisait l’objet du
recours de la Grèce et de l’Allemagne. Les
producteurs de fromage blanc en saumure
allemands, danois ou français ne pourront donc
plus utiliser le terme feta. Ils ont deux ans
pour s’y préparer. (CJCE, 25 octobre 2005,
aff. jointes C-465/02 et C-466/02 , République
fédérale d’Allemagne et Royaume de Danemark /
Commission des Communautés européennes). Plus
d’information sur ce site :
Appellations d’origine/
Critères utilisés pour procéder à un
enregistrement comme AOP : l’exemple de la
feta
Création d’une
Communauté de l’énergie :
le 25/10/2005, l’Union
européenne a signé un traité qui instaure un
marché intégré de l’énergie avec huit pays du
sud-est de l’Europe (Croatie,
Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro,
ex-République yougoslave de Macédoine,
Albanie, Roumanie, Bulgarie) et la Mission des
Nations unies au Kosovo – UNMIK- à la demande
du Kosovo. Ce traité pour la Communauté de
l’énergie, outre qu’il resserre les liens de
l’Union européenne avec les Balkans
occidentaux, doit lui permettre d’améliorer la
sécurité de ses approvisionnements et de
renforcer un secteur hautement stratégique. En
liant par des engagements juridiques des pays
qui se sont affrontés de façon
particulièrement meurtrière durant les années
1990, c’est un peu de l’esprit de la CECA qui
semble avoir inspiré ce traité. On se souvient
que la Communauté du Charbon et de l’Acier
créée en 1951 avait scellé la réconciliation
franco allemande autour d’un projet
d’intégration économique qui devait conduire à
la mise en place de la Communauté Economique
Européenne six ans plus tard. Plus
d’information :
europa.eu.int/comm/energy/index_fr.html
La culture n’est
pas une marchandise :
c’est ce qu’a consacré
une convention internationale conclue le
20/10/2005 par la conférence générale de
l’UNESCO. L’Union européenne a signé ce texte
qui a été négocié en son nom par la Commission
européenne et la Présidence du Conseil en
exercice. La Convention reconnaît et légitime
le rôle des politiques publiques dans la
protection et la promotion de la diversité
culturelle. Elle affirme également
l'importance de la coopération internationale.
En d’autres termes elle consacre l’idée
défendue par la France notamment selon
laquelle la culture n’est pas une marchandise
et doit rester à l’écart de la libéralisation
des échanges poursuivie dans le cadre de
l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Certes, la Convention de l'UNESCO ne peut pas
modifier les accords de l'OMC mais ses
objectifs et ses dispositions devront être
pris en compte lors des négociations
commerciales, ainsi que dans l'application et
de l'interprétation des accords commerciaux.
C’est la première fois qu’un consensus est
trouvé sur cette question et l’on peut
estimer, à l’instar de la Commission
européenne, que « la Convention représente un
pas en avant considérable pour la protection
et la promotion de la diversité culturelle ».
La Convention doit à présent être ratifiée par
la Communauté européenne et par chaque état
membre. La Commission présentera cet automne
au Conseil une proposition de décision portant
ratification par la Communauté. Pour plus
d'information:
europa.eu.int/comm/culture/portal/action/diversity/unesco_fr.htm
Evaluation des
opérations de concentration par la Commission
européenne, de nouvelles orientations
: dans le
cadre du contrôle des opérations de
concentrations, la procédure communautaire
prévoit que des mesures correctives puissent
être imposées par la Commission aux
entreprises impliquées afin de faire valider
l’opération de concentration envisagée. Une
étude vient d’être publiée le 21/10/2005. Elle
fait le point sur la mise en œuvre des mesures
correctives imposées dans 40 affaires de
concentration entre 1996 et 2000 et sur leur
efficacité. La Commission a annoncé qu’elle
s’inspirera des enseignements de cette étude
dans l’examen des opérations qui seront
portées devant elle à l’avenir. La commissaire
chargée de la concurrence, Mme Neelie Kroes a
déclaré à ce sujet : « Nous ne devons accepter
que des mesures correctives dont il ne fait
aucun doute qu'elles élimineront les problèmes
de concurrence constatés. Ce sont les parties
à l'opération de concentration, et non leurs
clients, qui doivent assumer les risques que
présentent des mesures correctives
potentiellement inefficaces». Avis aux
entreprises et à leurs conseils ! L’étude peut
être consultée à l’adresse :
europa.eu.int/comm/competition/mergers/legislation/remedies.htm
Le modèle européen
dans un monde mondialisé :
à quelques jours du
sommet des chefs d’état et de gouvernement qui
doit avoir lieu le 27 octobre pour débattre du
modèle européen et de son avenir, la
Commission européenne a livré sa contribution
sous forme d’un rapport transmis au Conseil et
au Parlement européen le 20/10/2005. La
Commission y expose que « si nous ne sommes
pas capables de changer, les forces de la
concurrence mondialisée, l’impact des
nouvelles technologies et le vieillissement
démographique vont remettre en question notre
succès économique et la viabilité financière
de nos systèmes sociaux (retraites,
prestations sociales et santé). Il est donc
particulièrement urgent d’avancer dans les
réformes économiques et de moderniser nos
systèmes sociaux » et propose des moyens pour
parvenir à cette réforme (rapport de la
Commission européenne : «Les valeurs
européennes dans un univers mondialisé»,
COM(2005) 525 final du 20/10/2005)
La Commission
marque un point contre la France
: dans le
désaccord qui oppose la France à la Commission
européenne sur les négociations agricoles à
l’OMC, la deuxième a marqué un point en
obtenant le soutien du Conseil . Les
conclusions de la réunion consacrée aux
affaires extérieures le 18/10/2005 confirment
le mandat donné à la Commission dans la mesure
où celle-ci ne s’éloigne pas des principes
décidés dans le cadre de la réforme de la PAC.
(Council conclusions on WTO DOHA Development
Agenda, Extraordinary EXTERNAL RELATIONS
Council meeting, Luxembourg, 18 October 2005).
Contrairement à ce que souhaitait la France,
le Conseil n’a pas considéré que ce mandat
n’avait pas été respecté et n’a pas jugé utile
de réexaminer la façon dont la Commission
conduit les négociations. Tout au plus a-t-il
rappelé que la Commission doit tenir le
Conseil régulièrement informé du déroulement
des négociations ce qui est de toute façon
prévu par les traités.
Enregistrer une
marque communautaire coûtera moins cher
: les
entreprises qui veulent protéger leur marque
dans l’Union européenne ont la possibilité
d’accéder à une procédure d’enregistrement
unique, valable dans tous les pays de l’Union.
A cette occasion, elles doivent payer un
certain nombre de taxes à l’organisme
compétent : l’Office de l’harmonisation dans
le marché intérieur (OHMI) dont le siège se
trouve à Alicante, en Espagne. La Commission
européenne a décidé de réduire le montant de
ces taxes . Le montant de la taxe à payer pour
le dépôt d’une demande de marque communautaire
passe de 975 à 900 euros, celui de la taxe à
payer pour l’enregistrement passe de 1.100 à
850 euros et la baisse est encore plus
sensible pour la taxe à payer pour le
renouvellement de l’enregistrement d’une
marque communautaire qui s’élèvera à 1.500
euros (contre 2500 actuellement). Des remises
supplémentaires seront accordées lorsque les
demandes de dépôt ou de renouvellement seront
faites (rabais spécial de 150 euros) . Ces
nouvelles taxes s’appliqueront d’ici le 1er
novembre 2005.
Tensions sur les
négociations agricoles à l’OMC
: La
Commission européenne négocie au nom de
l’Union européenne dans le nouveau round de
négociations commerciales internationales
connu sous le nom de cycle de Doha. qui se
propose de libéraliser les échanges dans
différents secteurs économiques, dont deux qui
posent particulièrement problème :
l’agriculture et les services. Après une
période de blocage, les négociations sur
l'agriculture ont repris à la faveur,
notamment, de concessions faites par les
Etats-Unis et l’Union européenne. Mais les
concessions faites par cette dernière sont
critiquées, notamment par la France qui
reproche à la Commission d'être sorite de son
mandat et de sacrifier les intérêts des
agriculteurs européens sans contrepartie. Plus
d'information
ICI
L’Union européenne
face à l’immigration illégale :
le problème de
l’immigration illégale ne peut pas être réglé
au seul plan national , comme le montrent les
drames qui se déroulent dans les enclaves de
Ceuta et Melilla, aux frontières extérieures
de l’Union. Des africains tués lors d'un
assaut de Melilla, plusieurs centaines de
réfugiés abandonnés par les autorités
marocaines en plein désert : les méthodes
expéditives et brutales des espagnols et des
marocains ont été condamnées par les ONG
humanitaires , mais les états de l’Union et la
Commission européenne se sont montrés plus
réservés même si la Commission a demandé des
réactions « proportionnées ». Des émissaires
de l’Union ont été dépêchés sur place pour
faire un rapport au Conseil des ministres «
Justice et affaires intérieures » qui s’est
réuni le 12/10 sur le thème de la lutte contre
l’immigration clandestine. La conclusion
unanimement admise est que le problème est
l’affaire de toute l’Union et qu’il faut «
renforcer la coopération" et "travailler plus
efficacement avec les pays tiers », selon les
termes employés par le Ministre britannique
des affaires étrangères, M.Douglas Alexander,
le 12 octobre, lors d’un débat au Parlement
européen consacré à l’immigration. Encore
faut-il savoir ce que l’on entend par là car
il existe plusieurs façons de s’y prendre.
Plus d'information
ICI
Progression de la
grippe aviaire vers l’Union européenne
: une
première alerte au Kazakhastan avait montré
que la grippe aviaire semble se rapprocher de
l’Union européenne. Le 7/10/2005, les services
de la Commission européenne ont été informés
de la probabilité d’une contamination par la
grippe aviaire de volailles en Roumanie et en
Turquie. Le 10/10, La Commission européenne a
décidé d’interdire l’importation de volailles
vivantes et plumes d'oiseaux en provenance de
Turquie, où la présence de la grippe aviaire a
été confirmée par des analyses virologiques.
Selon M.Markos Kyprianou, Commissaire chargé
de la santé et la protection des
consommateurs, bien qu’il ne soit pas à cette
date, établi qu’il s’agit du même virus qui
fait des ravages en Asie, le principe de
précaution justifiait qu’une mesure
d’interdiction soit immédiatement prise.
Pour une
réglementation européenne des produits
chimiques :
le World Wildlife Fund (WWF) a publié les
résultats d'analyses médicales effectuées sur
trois générations de femmes dans douze pays de
l'Union européenne dans le but de déceler,
dans le sang de diverses générations de femmes
appartenant à la même famille, la présence et
la concentration de 107 produits chimiques
soupçonnés d'avoir des effets cancérigènes et
d'affecter le fonctionnement neurologique ou
l'appareil de reproduction. Les résultats sont
alarmistes puisque toutes les femmes
participantes à l’étude se sont révélées
contaminées par un ensemble d'au moins 18
produits chimiques toxiques, persistants et
accumulables. Cette étude va donner des
arguments supplémentaires aux partisans d’une
réglementation européenne plus stricte des
produits chimiques à un moment où la
proposition REACH arrive devant le Parlement
européen. Cette proposition durcit la
réglementation existante en imposant
l’évaluation d’environ trente mille substances
chimiques dangereuses fabriquées ou importées
dans l'Union européenne dans des quantités
supérieures à une tonne. Elle impose également
leur enregistrement et dans certaines
conditions leur autorisation. Le Parlement
européen devrait l’examiner à la mi-novembre.
En Commission de l’environnement, le rapport
approuvant la proposition a été adopté à une
large majorité. Mais les députés conservateurs
qui sont la plus grande formation politique du
Parlement (PPE) sont, eux, opposés à un texte
qu’ils jugent générateur de « bureaucratie »
et de « charges administratives énormes » pour
les entreprises européennes. Sans doute
sont-ils particulièrement sensibles aux
sirènes de l’industrie chimique qui mène un
lobbying acharné contre la proposition
REACH.
La proposition de
directive Bolkestein divise les eurodéputés
: l’examen
et le vote de la proposition de directive sur
les services dans le marché intérieur connue
sous le nom de directive Bolkestein prévu pour
octobre au Parlement européen a du être
reporté. L’examen devrait donc débuter le 21
novembre repoussant le vote probablement à
janvier 2006. Ce report s’explique par la
volonté de la Commission parlementaire du
marché intérieur qui doit se prononcer
préalablement sur le rapport présenté à la
session plénière, de disposer de plus de temps
pour examiner et tenter de réduire les très
nombreux amendements déposés (au moins 1600
selon le service de presse du Parlement
européen). En réalité, ce report traduit
l’échec de la commission à parvenir à un
compromis entre ses membres sur les éléments
principaux du texte. Il semble que la bataille
soit âpre entre ceux qui veulent « purger » la
proposition de ses aspects les plus libéraux
(socialistes, verts) et ceux qui défendent le
principe du « pays d’origine » (libéraux,
chrétiens-démocrates). Les groupes ont
jusqu’au 12 octobre pour présenter de
nouvelles propositions pouvant faire l’objet
d’un compromis.
Pas de régions
sans OGM selon le Tribunal de Première
Instance :
le Tribunal de première Instance (TPI) des
Communautés européennes a rendu le 05/10/2005
un jugement qui va certainement mobiliser
contre lui les adversaires des Organismes
Génétiquement Modifiés (OGM). Plus
d'information
ICI
Peugeot à l’amende
: 49,5
millions d’euros, tel est le montant de
l’amende infligée par la Commission européenne
à Peugeot et rendue publique le 05/10/2005. La
Commission reproche à Peugeot d’avoir enfreint
les règles du droit communautaire de la
concurrence en empêchant les exportations de
voitures neuves en provenance des Pays-Bas à
destination des consommateurs vivant dans
d'autres pays membres de l’Union européenne.
De janvier 1997 à septembre 2003, Peugeot
avait fait pression sur ses concessionnaires
néerlandais pour qu’ils n’exportent pas, en
les menaçant de réduire les livraisons de
véhicules et en rémunérant moins les
concessionnaires qui vendaient à des non
résidents. Le montant de l’amende se justifie
selon la Commission par le préjudice subi par
les consommateurs (aux Pays-Bas, les prix hors
taxes étaient généralement nettement moins
élevés que dans d'autres états membres, dont
l'Allemagne et la France) et par la durée de
l’infraction.
La Commission
européenne veut une politique industrielle
plus offensive:
l’absence de politique ou
de vision industrielle de la Commission
européenne est un grief récurrent dont le
gouvernement français se fait largement
l’écho, non sans arrière-pensées. La
communication faite par la Commission le
05/10/2005 désarmera-t-elle les critiques ?
Elle y annonce le lancement d’une « nouvelle
politique industrielle, mieux intégrée » afin
de soutenir l’industrie manufacturière .
Celle-ci emploie plus de 34 millions de
personnes, représente les trois quarts des
exportations communautaires et plus de 80% des
dépenses de recherche-développement du secteur
privé. Mais , constituée par des secteurs de
moyenne-haute technologie et à niveau de
qualification moyenne, voire faible, elle est
touchée de plein fouet par la concurrence des
producteurs des pays émergents. La Commission
annonce diverses initiatives, certaines
portant sur des thématiques générales (droits
de propriété intellectuelle et de contrefaçon,
amélioration de la réglementation, recherche
et innovation industrielles, accès aux
marchés, compétences et gestion des mutations
structurelles), d’autres intéressant des
secteurs spécifiques . Un calendrier est
proposé pour la mise en œuvre de ces
initiatives qui devront compléter les efforts
déployés au niveau des états membres . Plus
d’information :
europa.eu.int/comm/enterprise/enterprise_policy/industry/index_fr.htm
Ouverture des
négociations d’adhésion avec la Turquie
: la
candidature turque est une source de
difficultés en Europe et en France.
L’ouverture officielle des négociations
d’adhésion le 03/10/2005 a été décidée au
terme d’un marathon diplomatique et l’accord
arraché par la présidence britannique masque
mal les fortes réticences de certains états
membres. En France, les dissensions
s’expriment au sein même des familles
politiques et le gouvernement et le chef de
l’état ont fort à faire pour justifier
l’accord du 3 octobre. « Une décision lourde
de conséquences pour l’avenir », c’est ainsi
que F.Bayrou, Président de l’UDF, l’a qualifié
à l’occasion des questions au gouvernement à
l’Assemblée nationale française du 04/10/2005.
Le Président de l’UDF a souligné que cette
décision a été prise « contre l’avis des
peuples européens et contre l’avis du peuple
français » et a regretté que le gouvernement
n’ait pas tenu ses engagements, rappelant que
le Premier ministre avait déclaré il y a deux
mois que la reconnaissance de Chypre devrait
être un préalable à l’ouverture des
négociations d’adhésion, ce qui n’a pas
empêché la France de donner son assentiment
deux mois plus tard. Ce à quoi le Premier
Ministre, D.de Villepin a répondu que le
processus de négociations entre l'Union
européenne et la Turquie était "contrôlé",
"long et ouvert", et "conditionnel" et donc
offrait "toutes les garanties" à la France. Il
a rappelé en outre que les français seront
consultés par référendum sur le résultat des
négociations. Mais est-ce qu’il sera possible
alors de dire non à la Turquie après dix ou
quinze ans de négociations et de réformes
imposées ? Et pourquoi avoir ouvert des
négociations d'adhésion sans au préalable
avoir réglé la question de savoir quel est le
projet européen, sans avoir consolidé les
institutions, sans avoir consulté les peuples
européens ? Difficile de ne pas souscrire au
constat de F.Bayrou : "Cette Europe sans
projet, sans Constitution et sans budget, vous
la laissez lancée dans une fuite en avant
d'élargissements auxquels ni les Français ni
les Européens adhérent".
Et un candidat à
l’adhésion de plus !:
après avoir décidé
l’ouverture de négociations d’adhésion avec la
Turquie, le Conseil de l’Union européenne a
également annoncé le lancement de négociations
avec la Croatie. Jusqu’ici, celui-ci était
compromis par le refus de la Croatie de livrer
au Tribunal pénal international pour
l’ex-Yougoslavie (TPIY) ses ressortissants
poursuivis pour crimes de guerre. Le Conseil
fonde sa décision sur un rapport du procureur
général du TPI, Carla Del Ponte, constatant
les progrès faits par la Croatie pour coopérer
avec le tribunal durant ces derniers mois
.
Téléphoner moins
cher depuis son portable :
la Commission européenne
a créé un site d’information sur les tarifs de
téléphonie mobile pratiqués dans les
différents états de l’Union européenne. Cette
transparence devrait permettre aux
consommateurs d’avoir une idée plus claire des
niveaux tarifaires qui pourraient leur être
proposés pendant leurs vacances à l’étranger.
Le site propose aussi des conseils sur la
manière d’obtenir les conditions les plus
avantageuses, et les coordonnées des points de
contact auxquels on peut s’adresser en cas de
problèmes ou de plaintes. Adresse du site :
europa.eu.int/information_society/roaming
Accord
Canada-Union européenne sur la transmission de
données relatives aux passagers aériens
: l’Union
européenne et le Canada ont signé le
03/10/2005 un accord autorisant le transfert
des données relatives aux passagers aériens.
Il prévoit que les compagnies aériennes
assurant des vols depuis l'Union vers le
Canada communiqueront aux autorités
canadiennes certaines données relatives aux
passagers, afin de faciliter l’identification
des passagers qui pourraient constituer une
menace pour la sécurité. Un accord similaire a
déjà été conclu avec les Etats-Unis.
Plus de liberté
pour les distributeurs automobiles
: le
règlement 1400/2002 qui a assoupli les règles
applicables en matière de distribution
automobile entre pleinement en vigueur le
01/10/2005. Cette date marque la fin de la
période transitoire durant laquelle les
clauses de localisation qui empêchaient les
distributeurs d'ouvrir des points de vente
hors de zones géographiques déterminées par
les constructeurs pouvaient être maintenues.
Plus d’information : De
nouvelles règles pour la distribution
automobile
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