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Les brèves relatives aux actions , aux
règlements et directives adoptés en janvier 2009
au niveau de l'Union européenne sont
classées par ordre chronologique, de la date
plus récente à la plus ancienne.
Voir aussi les brèves
de février 2009
Procédure contre la France pour restrictions à la liberté
d’établissement des laboratoires d’analyse médicale biologique : après des mois de discussions
avec les autorités françaises, la Commission européenne a annoncé le
29/01/2009, sa décision de saisir la Cour de justice des Communautés
européennes pour manquement de la France à ses obligations de respect du droit
communautaire. Sont en cause les règles françaises relatives à la propriété du capital des laboratoires
d’analyses médicales biologiques qui feraient obstacle à la liberté d’établissement
d’autres laboratoires. Plus d’informations : ICI
La
Commission européenne peut mieux faire en matière de transparence : le
Médiateur européen a récemment rendu public un avis critiquant l'insuffisance du registre des documents de la
Commission européenne. Tout comme le Conseil et le Parlement européen, la
Commission a mis en
place un registre des documents qu'elle produit ou reçoit qui constitue
une source d’information précieuse sur l’élaboration de la législation
communautaire. Du moins pourrait-il l’être davantage, car le Médiateur constate
que contrairement à ceux du Parlement et du Conseil, le registre de la
Commission n’est pas « adéquat ». Le Médiateur a été alerté par une plainte d'une ONG
britannique, Statewatch, qui signalait que le registre de la Commission ne
contenait que des textes législatifs et les rapports de la Commission déjà
adopté et qu’une majorité de documents n’y figuraient donc pas.
Interrogée par le Médiateur, la
Commission s'est défendue en déclarant que la règlementation en vigueur
n'oblige pas les institutions à établir une liste exhaustive de leurs documents
et a affirmé qu'il lui était impossible d'instaurer un registre intégral en
raison de l'utilisation de registres incompatibles entre ses différents
départements. Elle s’est limitée à annoncer son intention de lancer un nouveau
système centralisé d'ici 2010.
Mais pour le Médiateur la
Commission cherche à gagner du temps et il s’inquiète de la réforme des règles
de l'accès aux documents actuellement en préparation dans laquelle la
Commission a proposé une définition plus restreinte de ce qu'est un document
avec pour conséquence, si cette définition est adoptée, moins de documents de
l'Union européenne disponibles pour le public à l’avenir.
Le texte intégral de la décision
du Médiateur: ICI
Soutien
à la Lettonie : après la Hongrie, c’est au tour de la Lettonie de
bénéficier d’un soutien
financier de l’Union européenne, sous forme de prêt, pour un montant maximum de
3,1 milliards d'euros en vertu d’une décision du Conseil des Ministres des
affaires économiques et financières du 20/01/2009. Ce soutien est subordonné à
un vaste programme d'assainissement économique qui a déjà été adopté par le gouvernement letton en vue de limiter et
de corriger progressivement les déséquilibres budgétaires et autres.
Le
prêt s’ajoute et est
combiné avec celui du Fonds monétaire international (1,7 milliard d'euros), des pays nordiques
(Suède, Danemark, Finlande et Norvège :1,8 milliard d'euros au total) et de la Banque
mondiale (0,4 milliard d'euros). La Banque européenne pour la reconstruction
et le développement, la République tchèque, la Pologne et l'Estonie apporteront
également 0,5 milliard d'euros. Le total de l’aide s’élèvera donc 7,5 milliards d'euros sur une période allant jusqu'au premier trimestre de
2011.
Le PE plaide pour plus de protection des droits fondamentaux
dans l’Union européenne : cela n’arrive pas qu’aux autres…L’Union européenne est
composée d’états qui se targuent d’être démocratiques et protecteurs des droits
des citoyens. Et de fait, elle pas la pire zone du monde où vivre. Il n’en
reste pas moins qu’elle n’est pas exempte de problèmes. Le Parlement européen a
voté le 14/01/2009, un rapport d’initiative dans lequel il dresse un bilan de la
situation des droits fondamentaux dans l’Union pour la période 2004-2008 et
propose des actions. Plus d'informations: ICI
Des
règles de concurrence plus souples : en ces
temps de récession, l’heure n’est plus à une application stricte des règles du
droit communautaire de la concurrence, on l’a vu avec les diverses mesures déjà
adoptées tant au niveau communautaire qu’au niveau national. Le 19/01/2009, la
Commission européenne a donc autorisé le premier volet d’une série de mesures d’aides aux entreprises
adoptées par la France pour faire face à la crise et donner aux entreprises
touchées « une bouffée d’oxygène », selon les termes de la
Commissaire chargée de la concurrence. Les pouvoirs publics, aussi bien les
autorités centrales que les collectivités territoriales et certains
établissements publics, pourront accorder des aides allant jusqu'à 500 000
euros aux entreprises mises en difficulté par la crise économique actuelle ou
qui rencontrent des problèmes de financement en raison du resserrement du
crédit. Ces aides sont autorisées de manière temporaire, sur les deux années
2009 et 2010.
Comme
le rappelle la Commission européenne, ce régime est compatible avec l'article 87, paragraphe3, point b) du traité
sur la Communauté Européenne qui permet des aides pour
remédier à une perturbation grave de l'économie d'un Etat membre. Et il est
conforme avec la décision d’encadrement des aides d’Etat adoptée par la
Commission pour rendre plus facile l’application de ces mécanismes de crise.
Encore une preuve que le droit
communautaire, contrairement à ce que l’on nous a seriné abondamment n’est ni
rigide ni « inscrit dans le marbre », mais au contraire recèle de
nombreuses possibilités d’adaptation en fonction des circonstances.
Encadrement de l'utilisation
des pesticides dans l'Union européenne : le Parlement européen, après
avoir trouvé un accord avec le Conseil, a adopté deux textes qui encadrent
l’utilisation et la commercialisation des pesticides. Plus d'informations :
ICI
Ouverture
de nouveaux pays aux travailleurs roumains et bulgares : la Grèce, l’Espagne, la Hongrie
et le Portugal rejoignent les 10 pays de l’Union européenne qui ont déjà ouvert
l’accès de leurs marchés du travail aux travailleurs roumains et bulgares.
L’annonce en a été faite par la Commission européenne dans un communiqué du
08/01/2009. Les états membres qui maintiennent
des restrictions peuvent y mettre fin à tout moment durant la deuxième
phase qui se termine le 31 décembre 2011. Après cette date, les restrictions ne
seront permises que si de graves perturbations touchent ou risquent de toucher
leur marché du travail. Et en toute hypothèse, la libre circulation
s’appliquera pleinement au plus tard le 31 décembre 2013.
Les états qui continuent à maintenir
des restrictions (et exigent le plus souvent un permis de travail)
sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la France,
l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg,
Malte, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
On le voit : la plupart des
pays qui maintiennent leurs marchés du travail fermés aux travailleurs des
nouveaux pays membres sont les plus anciens membres de l’Union et pas forcément
les pays les moins riches.
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