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Les brèves relatives aux actions , aux
règlements et directives adoptés en mai 2009 au niveau de l'Union européenne sont
classées par ordre chronologique, de la date
plus récente à la plus ancienne.
Voir aussi les brèves
d'information de juin 2009
La
carte bleue européenne adoptée : le 25/05/2009, le Conseil a donné le feu
vert à l’établissement de la « carte bleue européenne », permis
spécial de séjour et de travail qui
sera délivré aux migrants provenant de pays extérieurs à l’Union européenne
recrutés pour des emplois « hautement qualifiés ». Voir sur ce site : « L’Union
européenne opte pour l’immigration sélective »
Prêts
aux PME : dans le
cadre du plan de soutien exceptionnel de la Banque Européenne
d’Investissement en faveur
des PME européennes en réponse à la crise financière et économique, la BEI
et le Crédit Coopératif ont signé un accord prévoyant l’ouverture d’une
ligne de crédit de 150
millions d’euros pour soutenir les investissements des petites et moyennes
entreprises clientes du Crédit Coopératif. Les entreprises indépendantes de
moins de 250 salariés pourront contracter des prêts auprès du Crédit Coopératif,
aux conditions financières avantageuses de la BEI, c’est-à-dire en bénéficiant d’une remise de 0,20% sur le taux
d’intérêt applicable, pour des projets d’un coût inférieur à 25 millions
d’euros.
Un Parlement européen, pour quoi
faire? : à quelques jours des élections européennes,
un rappel des pouvoirs et de l'action de cette institution européenne
dont les votes influent sur notre vie. Plus d'informations:
ICI
Le travail des eurodéputés sous
surveillance citoyenne : il y a quelques
semaines, la publication par Flavien Deltort d’un blog contenant le classement
des eurodéputés en fonction de leur assiduité au travail avait provoqué
protestations et courroux chez certains d’entre eux. Depuis, les initiatives
se sont multipliées pour informer sur le travail des eurodéputés.
Plus d'informations: ICI
Liberté d’établissement des pharmacies : dans des
arrêts
récents, la Cour de justice des Communautés européennes a jugé que des lois
nationales qui réservent aux seuls pharmaciens la détention et l’exploitation
d’une pharmacie ne sont pas contraires aux libertés d’établissement et de
circulation des capitaux, dans la mesure où elles ont pour objectif de garantir
la qualité et la sûreté de la délivrance de médicaments à la population.
Certes, observe la Cour, l’exclusion des non-pharmaciens de la possibilité
d’exploiter une pharmacie ou d’acquérir des participations dans des sociétés
d’exploitation de pharmacies constitue une restriction à la liberté
d’établissement et à la libre circulation des capitaux. Cette restriction peut
néanmoins être justifiée par l’objectif visant à assurer un approvisionnement
en médicaments de la population sûr et de qualité. La Commission européenne avait
saisi la Cour pour lui demander notamment de constater que, en réservant la
détention et l’exploitation des pharmacies privées aux seuls pharmaciens,
l’Italie avait enfreint le droit communautaire. La Cour, au contraire, a estimé
que, si l’exclusion des non-pharmaciens de la
possibilité d’exploiter une pharmacie ou d’acquérir des participations dans des
sociétés d’exploitation de pharmacies constitue une restriction à la liberté
d’établissement et à la libre circulation des capitaux, cette restriction peut
être justifiée pour des raisons de protection de la santé des personnes si des
risques la menacent. La Cour met l’accent sur le « caractère très
particulier » des médicaments, « les effets thérapeutiques de ceux-ci
les distinguant substantiellement des autres marchandises ». Et elle
continue en observant que « compte tenu de la faculté reconnue aux États
membres de décider du niveau de protection de la santé publique, ces derniers
peuvent exiger que les médicaments soient distribués par des pharmaciens jouissant
d’une indépendance professionnelle réelle ». Non seulement l’exclusion des
non-pharmaciens de l’exploitation d’une pharmacie privée peut être justifiée
mais aussi l’interdiction, pour les entreprises de distribution de produits
pharmaceutiques, de prendre des participations dans des pharmacies communales.
La Cour rejette donc le recours en manquement introduit par la Commission
à l’encontre de l’Italie (CJCE,19
mai 2009, aff. C-531/06 et aff.jointes C-171/07 e.a., Commission
/ Italie Apothekerkammer des Saarlandes e.a.).
La lecture des considérants de cet arrêt pourrait-elle donner des arguments aux défenseurs de la législation française sur les laboratoires
d’analyse biologique médicale qui est actuellement sous le coup d’un recours de
la Commission devant la CJCE pour non conformité au droit communautaire ? (Voir sur
ce site: Procédure
contre la France pour restrictions à la liberté d’établissement des
laboratoires d’analyse médicale biologique)
Codes
à barre et vie privée : grâce à la technologie d'identification par
radiofréquence (RFID), les puces peuvent traiter des données automatiquement
lorsqu'elles se trouvent à proximité de «lecteurs», qui les activent, captent
leur signal radio et échangent des donnés avec elles. Le marché des
« puces intelligentes » (radio-étiquettes) est en pleine expansion
(selon la Commission, il devrait quintupler au niveau mondial dans les dix
années à venir). Plus de 6 milliards de puces électroniques sont déjà en
circulation, utilisées par ex. dans les badges de télépéage.
Dans un communiqué du
12/05/2009, la Commission européenne a
rendues publiques des recommandations
à l'intention des concepteurs ou des exploitants de technologies utilisant ces puces pour qu’ils
respectent la vie privée et la protection des données à caractère personnel,
conformément à la Charte des droits
fondamentaux de l'Union européenne.
Pour cela :
- les consommateurs
devraient pouvoir exercer un contrôle sur les produits qu'ils achètent ce qui implique,
sauf dérogations limitées, que les puces contenues dans un produit soient
désactivées automatiquement, immédiatement et gratuitement dans le point de
vente, sauf si le consommateur
s’y oppose expressément
- les entreprises ou les pouvoirs
publics qui utilisent des puces devraient informer clairement et simplement les
consommateurs pour qu'ils sachent si les données les concernant seront utilisées
et qu'ils comprennent quelles données seront recueillies et à quelles fins.
Afin d'identifier les dispositifs de «lecture» des informations stockées dans
les puces, un étiquetage clair devrait être apposé et un point de contact
chargé d'informer les citoyens établi.
- les associations et les
organisations de détaillants devraient faire mieux connaître aux consommateurs
les produits équipés de puces au moyen d'un signe européen commun
- les entreprises et les pouvoirs
publics devraient évaluer l'incidence des puces sur la protection de la vie
privée et des données à caractère personnel avant de les utiliser.
Des achats transfrontaliers
de véhicules plus
faciles grâce au certificat de conformité : les formalités administratives pouvaient dissuader un client
d’acheter sa voiture dans un autre pays de l’Union européenne. D’où l’idée d’alléger ces
formalités grâce à un certificat de conformité délivré systématiquement
par le constructeur à l’acheteur qui atteste qu’un véhicule est conforme
aux dispositions techniques en vigueur au sein de l’Union européenne et qu’il
peut donc être mis en circulation librement dans n’importe quel État membre. Ce
document devient obligatoire au terme du règlement d’exécution adopté par la
Commission le 07/05/2009 pour compléter
la directive 46/2007. Il s’appliquera à l’ensemble des
nouveaux véhicules ayant obtenu la réception CE après le 29 avril 2009 et
permettra à tout acheteur d’obtenir l’immatriculation dans son pays sur simple
présentation.
Doublement de l’aide communautaire aux pays membres en
difficulté : réuni le 05/05/2009 le Conseil des Ministres de l’Union a
décidé de doubler l'enveloppe européenne de prêts d'urgence disponibles pour les pays non membres de la zone
euro qui se trouvent en difficulté
financière importante face à la crise, Le règlement no 332/2002/CE, sur lequel le mécanisme
européen de soutien financier est fonde, est donc modifié pour porter le
plafond des prêts de 25 milliards a 50 milliards d'euros. Récemment, le mécanisme de soutien a fourni une aide à
moyen terme à la Hongrie et à
la Lettonie. La Roumanie doit en bénéficier également.
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