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Les brèves relatives aux actions , aux
règlements et directives adoptés en juin 2009 au niveau de l'Union européenne sont
classées par ordre chronologique, de la date
plus récente à la plus ancienne.
Voir aussi les brèves
d'information de juillet 2009
Nouveau retard pour le Traité de Lisbonne : la route
du Traité de Lisbonne vers la ratification est semée d’embûches. Voici qu’une
nouvelle vicissitude entrave sa laborieuse progression.
La Cour constitutionnelle allemande avait été saisie par des
opposants au traité de Lisbonne d’un recours visant à obtenir une décision de
non conformité du Traité à la Constitution. Cette décision, rendue publique le
30/06/2009, estime le Traité compatible avec la Constitution mais que le traité
ne pourra être ratifié par l’Allemagne qu’après qu’une loi ait précisé les
droits de participation du Parlement. Le communiqué de presse mis en ligne par la Cour sur son site indique donc que « l’Acte (ndr : voté par le Parlement) approuvant le Traité de Lisbonne est compatible avec la loi fondamentale ». Mais, en revanche, l’Acte qui étend et renforce les droits du Bundestag et du Bundesrat dans le domaine des questions européennes « enfreint l’article 38.1 combiné à l’article 23.1 de la Loi fondamentale dans la mesure où le Bundestag et le Bundesrat ne se sont pas vus accorder suffisamment de droits de participation dans la procédure législative communautaire et dans celle de révision des traités ».
En d’autres termes, ce qui est en cause est le texte voté par les parlementaires allemands pour mettre en oeuvre les
dispositions du Traité qui consacrent la participation des parlements nationaux. Ce texte doit donc être revu, ce qui devrait être fait en septembre.
Commerce parallèle et restrictions
de concurrence: Le droit communautaire de la concurrence prohibe les
ententes entre entreprises ayant pour but de restreindre la concurrence. En mai
2001, la Commission européenne avait interdit l’accord passé par le fabricant
de produits pharmaceutiques GloxoSmithKline Services Unlimited (« GSK »), avec
des intermédiaires établis en Espagne qui prévoyait d’appliquer des prix
différents pour certains des médicaments commercialisés selon que ces derniers
étaient vendus en Espagne ou dans d’autres pays de l’Union européenne. Par ces
conditions générales de vente, GSK voulait limiter le
commerce parallèle de ses médicaments que pratiquaient les intermédiaires
espagnols en raison des différences de prix entre l’Espagne et d’autres États
membres. Pour la Commission européenne il s’agissait d’une entrave à la libre
concurrence et elle l’avait donc interdite. GSK avait demandé l’annulation de
cette décision au Tribunal de Première Instances des Communautés Européennes et
ce dernier avait estimé que si l’entente violait effectivement la concurrence, la décision de la Commission
n’était cependant pas justifiée car
elle n’avait pas examiné si l’accord incriminé contribuait à promouvoir le progrès technique. La Commission et
GSK, pour des raisons différentes avaient contesté le jugement du TPI devant la
Cour de Justice des Communautés Européennes . Celle-ci doit se prononcer
prochainement. La question est de savoir si elle suivra son
Avocat général qui a estimé dans des conclusions rendues publiques le 30/06/2009
que l’arrêt du TPI doit être confirmé et les deux parties renvoyées dos à dos.
D’une part, des accords visant à limiter le commerce parallèle ont bien pour
objet de restreindre le jeu de la concurrence, sans qu’il soit nécessaire de
prouver que le consommateur final en pâtit.
Le recours de GSK doit donc être rejeté. Mais, de son côté, la Commission n’a pas suffisamment motivé
son constat selon lequel les conditions générales de vente ne procuraient pas
d’avantage sensible. Il lui incombe de
réexaminer si les conditions générales de vente, bien que restrictives de
concurrence, sont susceptibles de contribuer à promouvoir le progrès et peuvent
alors être exemptées.
(30 juin 2009 ,Conclusions de l’Avocat général dans l’affaire
C-501/06 P e.a. GlaxoSmithKline
Services Unlimited / Commission e.a.)
Rapport de la Cour des comptes sur l’état d’avancement du
programme européen GALILEO : on le sait, le programme européen Galileo qui vise
à mettre au point une système de radio navigation par satellite concurrent du
GPS américain a connu des vicissitudes, retards importants, dépassements de
coûts, retrait des partenaires, qui ont
laissé craindre pour sa poursuite. Pour assurer la
gestion de la phase de développement et de validation du programme Galileo,
la Commission européenne et l'ESA
(Agence spatiale européenne) ont créé une structure spéciale, l'entreprise
commune Galileo qui a été opérationnelle de septembre 2003 à fin 2006. L’entreprise commune devait négocier un partenariat
public-privé aux termes duquel le secteur privé investirait, en partenariat
avec la Commission européenne, dans la création et l’utilisation de
l’infrastructure Galileo. Les négociations
relatives au contrat de concession menées avec le secteur privé ayant échoué,
en 2007, les activités de l'entreprise commune ont été reprises par l'autorité
de surveillance du GNSS européen, une agence communautaire et le programme a
été réorienté par une décision du
Parlement et du Conseil à l’automne 2007.
La Cour des comptes
européennes a réalisé un audit de la gestion par l’entreprise commune, dont les
résultats sont exposés dans un rapport rendu public le 29/06/2009 (rapport spécial n° 7/2009 relatif
à la gestion de la phase de développement et de validation du programme
Galileo). La Cour y constate ce qu’elle appelle avec un sens certain de la
litote, des « déficiences ». Ainsi, constate la Cour, l’entreprise commune
« n'a pas réussi à atteindre la plupart de ses objectifs » mais elle
relève que la raison de cet échec réside dans des « facteurs sur lesquels
elle n'avait aucune prise ». La Cour met notamment en cause une absence de
direction et de contrôle : « la Commission n'est pas parvenue à
diriger le programme de manière proactive, le laissant sans personne aux
commandes ». Cette absence de leadership communautaire a fait la part
belle aux revendications nationales. « En raison de leurs attentes
divergentes quant au programme, les États membres sont intervenus dans
l'intérêt de leurs industries nationales et ont bloqué les décisions », observe
la Cour.
Rapport spécial n° 7/2009
Bientôt un seul type de chargeur
pour tous les portables : les utilisateurs de téléphone portable le savent
bien : chaque marque ayant développé son propre type de chargeur, il est
impossible de recharger la batterie d’un mobile de marque x avec un chargeur de
marque y. Outre qu’elle ne simplifie pas la vie des utilisateurs, la
multiplication des modèles de chargeurs engendre des déchets inutiles. La Commission européenne a
demandé aux fabricants d’uniformiser les chargeurs, les « menaçant »
d’une législation européenne lpour les y obliger s’ils ne parvenaient pas à se
mettre d’accord. Face à cette perspective, les principaux fabricants (Apple, LG, Motorola, NEC, Nokia, Qualcomm, Research In Motion
(RIM), Samsung, Sony Ericsson, Texas Instrument) se sont enfin engagés dans un
protocole remis à la Commission le 29/06/2009.
La
première génération de téléphones portables à chargeur universel devrait
arriver sur le marché communautaire à partir de 2010.
Le
code des visas adopté par le Conseil : réuni le 25/06/2009, le Conseil a
adopté le règlement établissant un code communautaire des visas (code
des visas). Le
règlement concerne essentiellement les
transits ou les séjours d'une durée maximale de trois mois sur une période de six mois
(visas de courte durée) applicables à l’espace Schengen. Le Royaume-Uni
et l'Irlande ne sont donc pas liés par le texte et le Danemark décidera dans un
délai de six mois à compter de la date d'adoption du règlement s'il le
transpose ou non dans son droit national. En revanche, le règlement s'applique à l'Islande, au Liechtenstein,
à la Norvège et à la Suisse.
Le règlement compile les divers textes sur lesquels se
fondent les décisions en matière de visas et précise notamment :
- quel est l’état membre chargé du traitement de la demande
de visa
- la procédure d'examen de la demande et de prise de décision
- les documents à produire lors de la présentation d’une
demande : un formulaire de demande, un document de voyage en cours
de validité, une photographie, un document indiquant l'objet du
voyage, un document apportant la preuve qu'il dispose de moyens suffisants pour
couvrir
les frais d'hébergement et de moyens de subsistance suffisants, un document
prouvant qu'il est titulaire d'une assurance-maladie en voyage et des
informations permettant d'apprécier sa volonté de quitter l'espace Schengen
avant l'expiration du visa demandé. Lors
de la première demande, l'État membre recueille ses empreintes digitales et les
introduit ainsi que sa photographie dans le Système d'information sur les visas
(VIS)
- le montant des droits de visa (60 euros pour les
personnes âgées de douze ans ou plus et
35 euros pour les enfants de six à onze ans)
- les modalités et conditions de délivrance de visas à
entrées multiples valables entre six mois et cinq ans
- les obligations des états en matière de motivation des
décisions de refus et de procédures de recours.
Le
règlement entrera en vigueur vingt jours après sa publication et la plupart de
ses dispositions seront appliquées six mois plus tard.
Signification intracommunautaire des actes notariés :
le règlement n° 1348/2000 du 29 mai
2002, régit la signification et la notification dans les États membres des
actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile et commerciale (il a
été remplacé par le règlement nº
1393/2007 du 13 novembre 2007).
Dans une affaire récente,
la Cour de Justice des Communautés européenne a du décider si ce règlement s’applique uniquement aux actes émis à l’occasion d’une
procédure judiciaire ou s’il s’applique également à la signification et la
notification d’actes extrajudiciaires en dehors d’une telle procédure,
lorsqu’elles sont effectuées entre personnes privées. La question n’est pas
sans intérêt pratique puisqu’il s’agissait en l’occurrence d’apprécier la
validité de lettres passées devant notaire et dont l’objet était la résolution
unilatérale de contrats de vente de biens immobiliers qui avaient été conclus
entre des particuliers résidant dans des états différents de l’UE.
La Cour juge que la signification et la notification, en dehors
d’une procédure judiciaire, d’un acte notarié relève du champ d’application du
règlement et doit par conséquent se conformer à ses prescriptions (CJCE,
25/06/2009, aff. C-14/08 , Roda Golf
& Beach Resort SL)
Baisse de la fiscalité dans
l’Union européenne : depuis 2000, les taux maximaux d'imposition des revenus des personnes et
des sociétés ont diminué dans l’Union européenne, tel est le principal
enseignement tiré des rapports annuels sur la fiscalité dans l’UE par Eurostat.
Dans l'édition 2009
de la publication "Taxation trends in the European Union", l’office statistique observe que « par rapport au
reste du monde, la pression fiscale demeure généralement élevée dans
l'UE27 », dépassant celle des États-Unis et du Japon de quelques 12 points
de pourcentage. Mais la situation est également très contrastée au sein même de
l’UE. Ainsi, en 2007, la charge fiscale allait de moins de 30% en Roumanie et
en Slovaquie (29,4% chacun), ainsi qu'en Lituanie (29,9%), à un peu moins de
50% au Danemark (48,7%) et en Suède (48,3%).
Les impôts sur le travail restent
la principale source de recettes fiscales : près de la moitié du total de
celles-ci dans l'UE27. Viennent ensuite : les impôts sur la consommation
(28%) et les impôts sur le capital (23% du total des recettes fiscales).
Le taux maximal d'imposition sur
le revenu des personnes était le plus
élevé au Danemark (59%), en Suède (56,4%) ainsi qu'en Belgique (53,7%), et les plus bas en
Bulgarie (10,0%), en République tchèque (15,0%) et en Roumanie (16,0%).
En ce qui concerne l’imposition sur le revenu des sociétés, les taux d'imposition étaient les
plus élevés en 2009 à Malte (35,0%), en France (34,4%) ainsi qu'en Belgique
(34,0%), et les plus faibles en Bulgarie et à Chypre (10,0% chacun), ainsi
qu'en Irlande (12,5%).
Nouvelles orientations pour les
aides régionales à de grands projets d’investissement : la Commission a
rendues publiques le 24/06/2004 des orientations qui fixent les critères pour l’appréciation approfondie des
aides régionales en faveur de grands projets
d’investissement afin de déterminer si elles sont conformes ou non au droit
communautaire. Ces orientations complètent ainsi les lignes directrices
concernant les aides d'État à finalité régionale pour la période 2007-2013 qui
dispensent de notification à la Commission certaines aides. La procédure
formelle d’examen est ouverte lorsque
le bénéficiaire de l’aide détient une part de marché supérieure à 25 % ou
lorsque la capacité de production générée par le projet représente plus de 5 %
du marché.
Le texte intégral du document d’orientation
sera publié sur la page
dédiée de la Commission.
L’UE unie contre le cancer : un
Partenariat européen pour la lutte contre le cancer a été annoncé le 24/06/2009
afin de se concentrer sur des mesures pouvant être prises à l’échelon de
l’Union européenne pour prévenir le cancer et lutter plus efficacement contre
cette maladie plus. Il sera lancé officiellement à l’automne 2009 et permettra le recensement et l’échange des informations, des
capacités et des compétences, tout en fédérant le plus large éventail possible
d’acteurs, dont des organisations non gouvernementales, des chercheurs, des
groupes de patients, des opérateurs du secteur et des autorités nationales de
toute l’UE, associés dans une action collective et un engagement.
Une stratégie européenne pour l’emploi : 19 milliards
d’euros en provenance du budget du Fonds social européen vont être versés par
l’Union européenne pour atténuer les effets de la crise économique sur l’emploi. C’est ce qu’a annoncé la
Commission européenne dans un communiqué du 03/06/2009.
Il s’agit de fonds qui étaient programmés mais dont le
versement va être anticipé sans que les États membres soient tenus de fournir un cofinancement
pour la période 2009-2010 afin d’accélérer la mise en place de ces mesures. Les
aides européennes doivent permettre citoyens de garder leur emploi ou, si ce
n’est pas possible, à en trouver un nouveau, grâce au développement des
compétences et au renforcement des services publics de l’emploi.
Un nouveau mécanisme européen de
prêts, doté d’une enveloppe de 500 millions d’euros et mis en place avec la Banque européenne
d’investissement et d’autres partenaires, offrira des microcrédits pour la
création d’entreprises ou de microentreprises à ceux qui ne pourraient y accéder facilement en temps
normal.
Citons quelques unes des mesures
prévues :
- création d’au moins cinq millions de postes d’apprentis
dans toute l’Union européenne pour les jeunes confrontés au chômage, ainsi que la
définition d’objectifs visant à offrir rapidement aux jeunes chômeurs des
possibilités de formation ou d’emploi;
- aide aux dispositifs permettant
de préserver les emplois viables, grâce aux mesures de chômage partiel et de
formation;
- aide immédiate aux chômeurs
afin de lutter contre le risque de chômage de longue durée et la perte des
compétences utiles, y compris des propositions pour fournir rapidement des
offres de formation ou d’emploi à toute personne perdant son travail : dans un
délai d’un mois pour les moins de 20 ans, de deux mois pour les 20-25 ans, et
de trois mois pour les plus de 25 ans;
- aide pour faciliter le retour à
l’emploi des plus défavorisés, par exemple une réduction des coûts salariaux
indirects, la création de dispositifs d’incitation à l’embauche et la diffusion
des offres d’emplois peu qualifiés dans le secteur des services aux ménages et
des soins;
- nouveau service «Match and
Map», qui aidera les chercheurs d’emploi à faire coïncider leurs compétences
avec les offres d’emplois disponibles dans toute l’Europe, par l’intermédiaire
du portail européen EURES, et l’engagement de permettre aux chômeurs de
chercher un emploi dans un autre État membre tout en pouvant conserver pendant
au moins six mois leurs droits à des prestations de chômage dans leur pays de
résidence.
Orientations pour les aides publiques en
faveur des travailleurs défavorisés ou handicapés: le 03/06/2009, la Commission européenne a
annoncé l’adoption de deux
documents d'orientation qui
fixent des critères pour l'évaluation approfondie d'aides à la formation et
d'aides en faveur des travailleurs défavorisés ou handicapés portant sur des
montants élevés. Ils précisent le type d'informations nécessaires à la
Commission pour évaluer la compatibilité de ces aides avec le droit
communautaire, et la méthodologie appliquée (mise en balance des effets
positifs et négatifs de l'aide). Ces documents sont destinés à aider les autorités publiques et les
entreprises à déterminer la meilleure façon d'obtenir l'approbation rapide
d'une aide à la formation ou d'une aide en faveur des travailleurs défavorisés
ou handicapés. Plus d’information sur la page dédiée de la Commission.
Sauvetage
des forêts françaises : durement touchées par la tempête Klaus de janvier
dernier les forêts du Sud-Ouest ont
subi des dégâts estimés à plus de 42 millions de mètres cubes de bois chablis
et environ 700 000 ha de surface affectée. Les autorités françaises ont décidé
de débloquer une enveloppe de 800 millions d’euros d’aides aussi bien destinées à réouvrir des routes et
pistes forestières qu’à aider la filière, et à reconstituer les forêts
sinistrées, par des subventions directes, des prêts bonifiés, des garanties et
des services subventionnés. Cette aide a reçu l’aval de la Commission
européenne qui l’ a jugée conforme au droit communautaire.
26,9% du PIB de l’Union consacré à la
protection sociale : selon une étude publiée par Eurostat, l’office
européen de statistiques, le 02/06/2009, les dépenses de protection sociale
dans les pays membres de l’UE ont représenté 26,9% du PIB communautaire en
2006, contre 27,1 % l’année précédente. Par catégorie de dépenses, la
ventilation est la suivante : pensions de vieillesse et de survie :
46% ; prestations de maladie et de
soins de santé : 29% ;
prestations d'invalidité et familiales : 8% chacune ;
prestations de chômage : 6% ; prestations liées au logement et à
l'exclusion sociale : 4%.
Comme on l’imagine, il existe des différences
importantes entre les pays : la part des
dépenses de protection sociale en pourcentage
du PIB était supérieure à 30% en France (31,1%), en Suède (30,7%), et en
Belgique (30,1%) et inférieure à 15% en Lettonie (12,2%), en Estonie (12,4%),
en Lituanie (13,2%) et en Roumanie (14,0%).
Si on
mesure en SPA (standards
de pouvoir d'achat) ce qui permet d’éliminer les différences de niveaux de prix
entre les pays, on constate que les dépenses étaient plus de dix fois
supérieures au Luxembourg (13458
euros par habitant) qu'en
Roumanie (1277 euros). Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées en
SPA par habitant étaient enregistrées aux Pays-Bas et en Suède ( plus de 40%
au-dessus de la moyenne de l'UE27). Elles représentaient 20% de cette moyenne
en Roumanie et en Bulgarie. La France pour sa part se situait 27% au dessus
de la moyenne communautaire avec 8200 euros par habitant.
Quant aux sources de financement de la protection sociale, elles provenaient pour 38% des impôts et
pour 59% des cotisations sociales. Ces
dernières représentaient plus de 80% des recettes en Estonie et en République
tchèque. En revanche, au Danemark, en Irlande et au Royaume-Uni plus de 50%
provenaient des impôts (respectivement 63, 53% et 50%). En
France les pourcenatages étaient de 65,2% pour
les cotisations sociales, et
30,6% pour les contributions publiques.
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