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Les brèves relatives aux actions, aux règlements et directives adoptés en août 2005 au niveau de l'Union européenne sont classées
par ordre chronologique, de la date plus récente à la plus ancienne.
Voir aussi: Brèves d'actualité de septembre 2005 Un colza génétiquement modifié autorisé par la Commission européenne :
après le maïs MON 863 (voir infra), c’est au tour du colza génétiquement modifié GT73 de la même firme Monsanto d’être autorisé dans l’Union européenne en
vertu d’une décision de la Commission européenne du 31/08/2005. Pour plus d'information: voir l'article
La grippe aviaire se rapproche de l’Union Européenne : la récente annonce
d’apparition de cas de grippe aviaire en Russie et au Kazakhstan a mis en alerte les services sanitaires de l’Union Européenne où, pour l’heure, la priorité
est donnée à la surveillance sans « alarmisme ». Pour plus d'information: voir l'article
Assistance au Portugal : confronté à des incendies d’une ampleur sans
précédent, le Portugal a demandé l’assistance de la protection
civile européenne. Les premiers renforts amphibies et en hélicoptères de lutte contre l'incendie sont arrivés de France, d’Italie et d’Espagne moins de 24
heures après cette demande. Cette intervention s’appuie sur l'expérience acquise à l’occasion de catastrophes qui se sont produites dans
le passé, comme les incendies de forêt en France et au Portugal (2003, 2004), le tsunami en Asie du Sud (2004), et, récemment, les inondations en
Roumanie et en Bulgarie (2005). La Commission européenne a récemment proposé de renforcer la coopération en matière de protection civile au niveau de
l'Union européenne, par des moyens supplémentaires tels que des avions en cas d'urgence majeure.
Disparités salariales dans l’Union à 25 : un document récent d’Eurostat
(l’office statistique communautaire) confirme ce que l’on supposait, à savoir qu’il existe de très grands écarts dans les salaires minima entre les pays
membres de l’Union européenne. L’étude d’Eurostat concerne les 18 états membres dans lesquels existe un salaire minimum ( Belgique, Espagne, Estonie,
Grèce, France, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, République tchèque et
Royaume-Uni) ainsi que les trois pays candidats : Bulgarie, Roumanie et Turquie. En janvier 2005, le salaire mensuel minimum variait entre 116 euros
(Lettonie) et 1467 euros bruts (Luxembourg). La Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, l’Estonie, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque ainsi que les
trois pays candidats constituent un premier groupe dans lequel le salaire minimum varie entre 72 et 240 euros . Vient ensuite un second groupe (Slovénie,
Malte, Portugal, Espagne et Grèce) dans lequel la fourchette va de 437 à 668 euros. Enfin, un troisième groupe comprend les pays dans lesquels le salaire
minimum mensuel est supérieur à 1000 euros : l’Irlande, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Depuis 2000, l'évolution
du niveau de vie par rapport aux salaires minima montre une amélioration du niveau de vie pour la plupart des années en République tchèque, en Estonie,
en Lettonie, à Malte, aux Pays Bas, en Slovénie, en Slovaquie, au Royaume-Uni, en Bulgarie et en Roumanie. En revanche, en Belgique, en Grèce, en
Espagne, en France, en Irlande, en Lituanie, au Luxembourg, en Hongrie, en Pologne et au Portugal, il y a une détérioration relative ou un statu quo
(EUROSTAT, Statistiques en bref, Population et conditions sociales, 7/2005, rendu public le 18/08/2005)
L’Union européenne et la sécurité aérienne : face à la vague d’accidents
aériens qui a marqué cet été, la Commission européenne a rappelé les mesures déjà existantes en matière de sécurité aérienne au niveau de l’Union
européenne dans un communiqué de presse du 17/08/2005. Elles visent à remplacer les normes internationales dont la mise en oeuvre est laissée à
l’appréciation des Etats par des règles communautaires contraignantes et appliquées de manière uniforme et rigoureuse dans toute l’Union. Au nombre des
textes déjà adoptés figurent par exemple, la directive 94-56 qui établit les principes fondamentaux régissant les enquêtes sur les accidents et les incidents
dans l'aviation civile, ou encore la directive 2004-36, “directive SAFA” (Safety Assesment of Foreign Aircraft) relative à l’organisation des contrôles des
avions de pays tiers empruntant les aéroports communautaires et à la collecte de l’information sur les constats effectués pour mettre à la disposition de tous
les Etats membres les informations sur les violations des règles de sécurité. Mais selon la Commission il est nécessaire d’aller plus loin, notamment :
Les emplettes d’EDF : la Commission européenne a annoncé le
12/08/2005 qu’elle autorise l’acquisition d’Edison par EDF et AEM, (entreprise italienne du secteur de l’énergie) par le biais de leur coentreprise,
Transalpina di Energia.. Selon la Commission en effet cette opération de concentration ne nuit pas à la concurrence sur les marchés puisqu’Edison, s’il est le
deuxième producteur d’électricité en Italie, n’occupe qu’une position « très modeste » sur les marchés italiens de l'électricité par rapport à celle de
l'opérateur historique, Enel. EDF, pour sa part, ne possède quasiment pas de centrales électriques en Italie, où elle procède essentiellement à des
importations . Quant à AEM, société italienne du secteur de l'énergie contrôlée par la municipalité de Milan, ses capacités de production d’électricité sont
également limitées.
Nouveau délai pour le tachygraphe numérique : le tachygraphe numérique
qui doit permettre de mieux faire respecter les temps de conduite et de repos des chauffeurs professionnels aurait du être mis en place effectivement au plus
tard le 5 août 2005. Un délai supplémentaire vient cependant d’être accordé par la Commission européenne face aux difficultés d’application rencontrées.
La date limite est donc reportée au 31/12/2005 (communiqué de presse du 12/08/2005)
Le casse-tête du textile chinois...suite : les 10 et 11 août 2005, la presse
française s'est fait largement l'écho des inquiétudes des professionnels de l'habillement qui redoutent une pénurie de pantalons et de pull overs. Des
cargaisons entières des ces produits sont actuelement bloquées par les douanes en application des quotas applicables aux produits textiles en provenance de
Chine. Pour en savoir plus: Textile chinois: que peut faire l'Union européenne?
Feu vert partiel au maïs OGM MON 863 : le Conseil des Ministres de
l’Union européenne n’étant pas parvenu à une décision sur l’autorisation (ou le refus d’autorisation) du maïs MON 863, il revenait à la Commission
européenne de trancher (voir la bréve d’information de juin 2005 : Maintien d'interdictions d’OGM. Elle a annoncé, le
08/08/2005, sa décision d’autoriser l’importation dans l’Union européenne du maïs génétiquement modifié MON 863. Cette autorisation est limitée au maïs
destiné à l’alimentation animale. Par ailleurs, elle ne concerne que la commercialisation et non la culture. L’autorisation est valable pour 10 ans et la
commercialisation du maïs est soumise à la réglementation européenne en vigueur en matière d’étiquetage et de traçabilité .
Dissensions franco turques : le 29/07/2005, la Turquie a signé le protocole qui
étend l’union douanière aux dix nouveaux états membres de l’Union européenne. Ce faisant elle a rempli la dernière condition posée à l’ouverture des
négociations d’adhésion (prévue pour le 03/10/2005), mais en prenant soin de préciser dans une déclaration annexée au protocole d’extension de l’union
douanière que la signature de celui-ci n’équivaut pas à une reconnaissance de la République de Chypre. Or, dans un entretien du 02/08/2005, le Premier
ministre français, M.de Villepin, estime que l’ouverture des négociations est subordonnée à la reconnaissance par la Turquie de Chypre : "La Turquie vient
d'annoncer que sa signature ne valait pas reconnaissance de Chypre. Il ne me paraît pas concevable qu'un processus quelconque de négociation puisse
s'ouvrir avec un pays qui ne reconnaîtrait pas chacun des membres de l'Union européenne". Cette prise de position a été mal accueillie par le gouvernement
turc qui juge qu’il s’agit d’une condition non prévue pour l’ouverture de négociations d’adhésion, violant les engagements pris par l’Union européenne à
l’égard de la Turquie. Pour sa part la Commission européenne s’est félicitée de la signature du protocole par la Turquie en relevant que la déclaration annexée
n’affectait pas l’engagement de la Turquie à appliquer le protocole « ce qui est essentiel ». La question de la reconnaissance de Chypre par la Turquie est
en fait une des importantes difficultés des négociations d’adhésion. Jusque là contournée, elle devra pourtant être réglée tôt ou tard. Sachant qu’il appartient
aux états de décider à l’unanimité de l’ouverture des négociations d’adhésion, la prise de
position du Premier ministre français apparaît comme un coup de semonce adressé à Ankara. Néanmoins, à l’occasion de la réunion des ambassadeurs le
29/08/2005, le Président de la république a adopté un ton plus modéré en n’évoquant pas un veto français mais la nécessité pour la Turquie d’apporter des
clarifications et de donner à l’Union européenne l’assurance de sa « volonté de respecter pleinement ses obligations ». Cette modération qui peut sembler
une volte face après les propos sans ambiguïté du Premier Ministre s’explique par le fait que la France a des difficultés à rallier d’autres états à une position
pouvant conduire à une rupture. Mais force est de constater, que l'on voit mal comment des négociations pourraient avoir lieu en présence de deux parties
prenantes, la Turquie et Chypre, dont la première refuse de reconnaïtre la seconde. Bienvenue au royaume d'Ubu! La recherche au service de la lutte contre le terrorisme : la Commission
européenne a annoncé, le 2/08/2005, l’attribution d’un financement de 15 millions d’euros à un projet de recherche. L’objectif est de concevoir un système
pouvant détecter des menaces d’attentats chimiques, biologiques ou par explosifs contre les transports publics comme le métro. Il repose sur l’utilisation
des informations fournies par des capteurs, des caméras autonomes ou téléguidés, des radars à ondes pénétrantes et des scanners. Pour plus d’informations sur la recherche dans le domaine de la sécurité,
europa.eu.int/comm/enterprise/security/index_en.htm
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