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Vie de l'Union européenne |
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Les brèves relatives aux actions , aux
règlements et directives adoptés en septembre
2005 au niveau de l'Union européenne sont
classées par ordre chronologique,de la date
plus récente à la plus ancienne.
Voir aussi: Brèves d'actualité d'octobre 2005
L’Union européenne
entendue à l’OMC:
le 30/09/2005, le groupe
spécial constitué par l’Organisation Mondiale
du Commerce (OMC) pour examiner la légalité du
système des exonérations fiscales dont
bénéficiaient les revenus de sociétés réalisés
à l’exportation (régime FSC). a donné raison à
l’Union européenne qui avait dénoncé ces aides
pour non conformité aux règles internationales
du commerce. Le Congrès des Etats-Unis a
récemment réformé le système, mais en
maintenant les aides durant une période
transitoire, ce qui est la cause du différend
actuel. Ces aides bénéficient notamment au
grand concurrent d’Airbus, Boeing
(représentant plus de 750 millions d’euros
selon le commissaire européen chargé du
commerce, M.Mandelson)
www.wto.org
Plus d’information sur le fonctionnelement de
l’OMC : Le règlement des
différends dans le cadre de l’OMC
Des crédits de la
BEI pour les petites entreprises françaises
: la Banque
Européenne d’Investissement (BEI) a conclu un
accord avec le Groupe Caisse d’Epargne, le
30/09/2005, au terme duquel elle attribue 250
millions d’euros de prêts pour le financement
d’investissements de micro et très petites
entreprises en France. Les micro-entreprises
(moins de 10 salariés) et les TPE (moins de 75
salariés ou ayant un chiffre d’affaires
inférieur à 7,5 millions d’euros) , des
secteurs de l’industrie, du commerce et des
services vont ainsi pouvoir avoir accès à des
crédits à des conditions favorables. Pour plus
d’informations sur les conditions
d’éligibilité :
www.caisse-epargne.fr
Réunion des
partenaires sociaux européens :
en prélude au sommet
informel qui doit réunir à la fin du mois
d’octobre les chefs d’état et de gouvernement
sur le thème du modèle social européen, les
organisations européennes représentatives des
salariés et des employeurs se sont réunies le
29/09/2005 comme elles le font régulièrement
dans le cadre du dialogue social. Au programme
de la réunion : la contribution des
partenaires sociaux à la modernisation
économique et sociale de l'Europe (dans des
domaines comme les restructurations
industrielles, le vieillissement actif ou
l'insertion professionnelle des jeunes). Des
précédentes rencontres ont abouti à des textes
tels que l’accord sur le congé parental
(1995), l’accord sur le temps partiel (1997)
et les contrats à durée déterminée (1999) mis
en application ensuite par des directives
européennes. Les partenaires sociaux préparent
actuellement leur deuxième programme de
travail pluriannuel pour l’après 2005 . Il
devrait être au point d’ici la fin du mois de
décembre 2005.
La Commission fait
le ménage dans la législation européenne
:
appliquant sans attendre sa décision de
simplifier la législation communautaire en
retirant les propositions jugées inutiles, la
Commission européenne a annoncé, le
27/09/2005, le retrait de 68 textes sur les183
propositions en instance. Si le but affiché
par la Commission est d’ « écarter les
obstacles bureaucratiques et de remédier à
l’excès de réglementation », force est de
constater qu’un certain nombre de textes qui
auraient pu améliorer les conditions sociales
(interdiction de circulation des poids lourds
le week-end) ou la sécurité des consommateurs
(étiquetage des denrées alimentaires) passent
à la trappe dans ce grand « nettoyage
d’automne » qui révèle une volonté de
dérégulation destinée à donner plus de champ
aux entreprises (voir aussi :
Les dossiers de la
rentrée européenne ).
Les dossiers de la
rentrée européenne
: budget
européen, nouvelles priorités législatives ,
avenir du traité constitutionnel européen,
modèle social européen, autant de questions
qui seront à la une de l’actualité européenne
dans les mois à venir. Plus d'information
ICI
La France appelle
la Commission européenne à l’aide dans
l’affaire Hewlett Packard :
le plan de
restructuration de Hewlett Packard concerne au
premier chef la France où doivent avoir lieu
le plus grand nombre de suppressions de
postes. L’annonce a donc provoqué une grande
émotion, jusqu’aux plus hautes sphères de
l’état, le Président de la République n’ayant
pas hésité à tenter de passer cette « patate
chaude » à Bruxelles en demandant au
Gouvernement, le 21/09/2005, de saisir la
Commission européenne. Le motif allégué est la
portée du plan de restructuration en Europe.
Mais il y un « léger » problème : la
Commission n’a pas de compétence juridique
pour agir en la matière en empêchant les
licenciements, ce qu’a rappelé son Président,
M.Barroso. Sa seule possibilité d’action est
de débloquer des crédits du fonds social
européen pour aider à la réinsertion des
travailleurs licenciés. Elle peut aussi
rappeler les obligations d’information et de
consultation des travailleurs résultant de la
directive européenne. Mais si celles-ci ont
été violées c’est aux représentants des
travailleurs de saisir la justice européenne.
Les conseillers de M. Chirac peuvent
difficilement ignorer les limites des pouvoirs
de la Commission en la matière . De là à
penser que l’annonce de l’Elysée est un rideau
de fumée….
Après les
élections allemandes, les paris restent
ouverts :
selon les observateurs, le scénario le plus
probable est celui de la « grande coalition »
CDU/CSU et SPD. Les autres alliances
envisagées semblent exclues : coalition
CDU/CSU, verts, libéraux dirigée par la CDU,
coalition SPD, libéraux et Verts, sous la
houlette du SPD , ou encore coalition entre le
SPD, les Verts et le Parti de gauche
(Linkspartei). Question supplémentaire : quel
chancelier pour la grande coalition ? Et autre
question : la grande coalition ne
risque-t-elle pas d’être une source de
paralysie , les programmes de la CDU/CSU et
SPD étant différents? Les avis sont partagés
sur ce point. A noter enfin, que le scrutin a
été reporté au 2 octobre à Dresde. Les
résultats de ce vote pourraient-ils changer la
donne ? Bien que cela paraisse douteux, dans
l’incertitude, il semble vraisemblable
qu’aucune des négociations en cours
n’aboutisse avant au plus tôt, le 2 au soir.
Sur le plan économique, la nouvelle des
résultats des élections allemandes s’est
traduite par une baisse des indices boursiers
européens. Sur le plan politique européen,le
gouvernement turc s’est réjoui que la victoire
la CSU n’ait pas été aussi large qu’annoncée,
plaçant Madame Merkel dans une position moins
favorable pour appliquer son programme. En
effet, on sait que Madame Merkel n’avait pas
fait mystère de ses réticences à l’adhésion de
la Turquie à l’Union européenne, lui préférant
un partenariat privilégié. On conçoit dès
lors, le soulagement des dirigeants turcs. "La
CDU-CSU aurait été bien avisée de ne pas
perdre de vue la communauté turque parce que
ce n'est tout simplement pas viable de mener
une campagne anti-Turquie", a déclaré le
premier ministre turc à Reuters.
Accord sur
l’ouverture des négociations avec la Turquie
le 3 octobre :
après de discussions
tendues, et des revirements, les 25 états de
l’Union européenne sont parvenus à se mettre
d’accord pour permettre l’ouverture des
négociations d’adhésion avec la Turquie à la
date initialement fixée du 3 octobre 2005.Plus
d'information
ICI
Compétence
communautaire et souveraineté nationale
: dans un
arrêt du 13/09/2005, la Cour de justice des
Communautés européennes (CJCE) a jugé que la
Communauté européenne est compétente pour
obliger les états membres à prévoir des
sanctions pénales afin de protéger
l'environnement. En l’espèce, la Commission
européenne soutenait qu’une décision-cadre
visant à sanctionner pénalement les
infractions au droit de l’environnement avait
été prise sur une mauvaise base juridique. Le
Conseil (les états) avait décidé seul au motif
que la législation pénale est une matière
relevant de la coopération policière et
judiciaire dans le cadre de laquelle la
procédure législative ordinaire ne s’applique
pas. La Commission soutenait au contraire que
la décision cadre aurait du être adoptée selon
la procédure législative ordinaire (qui impose
l’intervention du Parlement européen), car
elle relevait de la compétence de la
Communauté européenne en matière
d’environnement et non de la coopération inter
étatique. Le juge communautaire lui donne
raison en relevant que, si, en général, la
législation pénale est une compétence des
états, en l’espèce la définition de sanctions
pénales revêt un caractère nécessaire par
rapport à l’objectif principal qui est la
protection de l’environnement. Or cette
matière est bien une compétence de la
Communauté européenne et il est nécessaire que
le législateur communautaire puisse garantir
l’application des mesures qu’il adopte en
imposant par exemple aux états de prévoir des
sanctions, y compris pénales, en cas de
violation du droit communautaire, pour autant
qu’elles soient proportionnées et
indispensables. Cet arrêt se situe dans la
ligne d’une jurisprudence dont certains
observeront qu’elle s’efforce logiquement de
garantir l’effectivité de la législation
communautaire, et d’autres qu’elle étend les
compétences communautaires au détriment de la
souveraineté des états. D’autres enfin
remarquent qu’un gouvernement des juges semble
s’imposer en substitution à la constitution
dont peine à se doter l’Union (CJCE,
13/09/2005, aff. C-176/03, Commission des
Communautés européennes / Conseil de l’Union
européenne)
Des travailleurs
de l’Est privés de libre
circulation:
l’élargissement de
l’Union européenne à 10 nouveaux membres
principalement d’Europe centrale faisait
craindre une « invasion » de…plombiers
polonais, lituaniens ou d’autres nationalités.
Plus d'information
ICI
Des aides
européennes pour les hôpitaux français
: la
Banque Européenne d’Investissement (BEI) a
annoncé le 15/09/2005, qu’une enveloppe de 500
millions d’euros allait être affectée à
l’attribution de prêts pour moderniser les
hôpitaux dans le cadre du « Plan Hôpital 2007
». Plus d’une centaine d’établissements sont
concernés. Les investissements concernent des
projets de reconstruction ou d’extension de
sites hospitaliers, de construction de
nouvelles unités hospitalières, de
restructuration de services médicaux ou
médico-techniques, de rénovation d’hôpitaux
existants, de réalisation de bases logistiques
ou techniques pour desservir plusieurs
établissements d’un même centre. Ces dernières
années, la BEI a déjà attribué 1,5 milliard
d’euros de prêts pour le secteur hospitalier,
directement ou par l’intermédiaire de ses
partenaires bancaires, notamment en faveur de
sept centres hospitaliers : Fort de France,
Lyon, Strasbourg, Toulouse, Tours, Nantes et
Arras.
Accord entre
l’Union et les Etats-Unis sur le commerce des
vins : le
marché américain est le premier débouché des
vins européens (les exportations de vins
représentent 2 milliards € en 2004). Mais
l’Union européenne perd des parts de marché au
profit de l’Amérique latine et de l’Australie.
L’accord conclu entre les Etats-Unis et
l’Union européenne revêt donc une grande
importance pour le secteur. Il prévoit une
meilleure protection des dénominations
européennes, le gouvernement nord américain
s’étant engagé à présenter au Congrès une
proposition qui changera le statut de diverses
dénominations européennes (Bourgogne, Chablis,
Champagne, Chianti, Claret, Haut-Sauterne ,
Hock, Madère, Malaga, Marsala, Moselle, Port,
Retsina, Rhin, Sauterne, Sherry (vin de Xérès)
et Tokay) , termes actuellement considérés
comme semi génériques aux États-Unis, et à en
limiter l’usage dans ce pays . Les États-Unis
se sont également engagés à exempter l'Union
européenne de leurs nouvelles exigences en
matière de certification, à accepter les
grands principes des règles communautaires
d'étiquetage et à privilégier la négociation
comme méthode de règlement des éventuels
conflits. En retour, les Etats-Unis pourront
utiliser, sous certaines conditions et pour
une période limitée, 14 expressions
traditionnelles dans l’UE comme "château",
"clos", "supérieur" . Cet accord, rendu public
le 15/09/2005 après 20 ans de négociations, a
été accueilli avec satisfaction par les
exportateurs. La Fédération des Exportateurs
de Vins et Spiritueux de France (FEVS) a
estimé qu’il allait permettre de « sécuriser »
les exportations sur les USA, notamment en
évitant que de nouvelles mesures techniques,
d'analyse et de certification des vins
importés ne créent des contraintes
supplémentaires pour les exportateurs. En
revanche, il a été jugé insuffisant par la
Confédération nationale des producteurs de
vins et eaux-de-vie de vin à Appellation
d’origine contrôlée (Cnaoc). La CNAOC fait
remarquer que la définition traditionnelle du
vin se trouve profondément modifiée par la
reconnaissance de pratiques oenologiques
éloignées de la tradition européenne, telles
que, par exemple, l’adjonction d’eau ou encore
l’ajout copeaux de bois dans les cuves pour
accélérer le "boisage" du goût. Par ailleurs,
la CNAOC doute que l’accord puisse régler la
question des usurpations d’appellations
d’origine (Communiqué de la Cnaoc du
16/09/05). De manière générale, les
producteurs demandent la poursuite des
négociations avec les Etats-Unis, pour
parvenir à un accord plus respectueux des
appellations.
Assouplissement
des quotas sur les textiles chinois
: un
accord est finalement intervenu, le 5/09/2005,
entre les négociateurs de l’Union européenne
et de la Chine pour régler le problème des
quotas d’importations de textiles chinois dans
l’Union. Cet accord devrait permettre de
débloquer les produits textiles actuellement
bloqués par les douanes européennes. De façon
prévisible, il a été décidé d’anticiper sur
les quotas de 2006 en déduisant de ceux-ci une
partie des marchandises actuellement bloquées.
Malgré les dissensions au Conseil (certains
états demandant la suppression pure et simple
des quotas, d’autres comme la France et
l’Italie militant au contraire pour leur
maintien jusqu’en 2008), l’accord négocié par
la Commission a été avalisé le 07/09/2205. Il
restait à formaliser cet accord dans un
règlement communautaire pour pouvoir enfin
débloquer les marchandises en attente. C’est
chose faite : le 12/09, La Commission
européenne a annoncé qu’elle venait d’adopter
le règlement qui permettra de libérer à partir
du 14 les produits textiles chinois bloqués,
après sa publication au Journal Officiel de
l’Union européenne le 13. (communiqué
IP/05/1124 du 12/09/2005 : « European
Commission adopts regulation to clear blocked
Chinese textile imports”)
10% des gaz à
effet de serre proviennent de l’agriculture
: selon
Eurostat, l’office statistique de l’Union
européenne, 10% des émissions de gaz à effet
de serre sont générés par l’activité agricole
(deuxième source après l ‘énergie). Les
émissions de gaz à effet de serre imputables à
l'agriculture comprennent e premier lieu le
méthane (résultant du processus de digestion
anaérobie des animaux d’élevage), et le
protoxyde d'azote (résultant du processus
microbien de nitrification et de
dénitrification des terres). Selon les
connaissances actuelles, il s’agit de gaz à
effet de serre qui sont bien plus puissants
que le dioxyde de carbone (produit par
l'utilisation de combustibles fossiles).
Toutefois, Eurostat note un progrès par
rapport à la période 1994 et 1999 puisque les
émission ont baissé de 6% entre 1999 et 2003,
baisse qui pourrait encore être amplifiée
notamment si l’agriculture se tournait
davantage vers les énergies renouvelables.
Plus d’information : Eurostat, communique de
presse du 09/09/2005, STAT/05/113
L’Inde rallie
Galileo :
un accord entre l’Union européenne et l’Inde a
été signé le 07/09/2005 afin d’inclure l’Inde
dans le programme européen de radionavigation
par satellite, Galiléo qui a vocation a
proposer une solution alternative au GPS
américain. Des accords similaires ont déjà été
signés avec la Chine, Israël et l’Ukraine et
des discussions sont en cours avec
l'Argentine, le Brésil, le Maroc, le Mexique,
la Norvège, le Chili, la Corée du Sud, la
Malaisie, le Canada et l'Australie.
La France dans les
clous budgétaires :
le déficit budgétaire
annoncé par le ministre français de l’économie
et des finances devrait représenter 3 % du
produit intérieur brut (PIB) en 2005, ce qui
permettrait à la France de rester de justesse
dans la limite fixée par le Pacte de
stabilité, limite qu’elle a régulièrement
dépassée ces trois dernières années.
Sus aux
subventions agricoles :
dans la perspective de la
Conférence de l’Organisation Mondiale du
Commerce (OMC) qui doit se tenir en décembre,
le Premier Ministre britannique a encore
insisté récemment sur la nécessité de mettre
fin aux subventions aux exportations agricoles
d’ici 2010 (Financial Times, 05/09/2005).
L’agriculture est en effet un volet clé du
cycle des négociations commerciales
internationales en cours (cycle de Doha), les
pays pauvres demandant aux pays développés de
renoncer à subventionner leurs exportations
agricoles. Pour sa part, la France, par la
voix de Jacques Chirac, défend l’idée d’un
moratoire immédiat sur les subventions
agricoles à l'exportation à destination de
l'Afrique (discours de M.Chirac à la réunion
des ambassadeurs du 29/08/2005). En
l’occurrence, ce sont les Etats-Unis qui
devront faire un effort particulier, l’Union
européenne ayant déjà réformé sa politique
agricole commune (PAC).
OPA sous
surveillance :
en France une vive
émotion avait été récemment provoquée par les
rumeurs d’OPA sur la société Danone.
Parallèlement à la transposition de la
directive européenne sur les OPA qui devrait
intervenir cet automne, le gouvernement a
annoncé qu’il allait introduire des
dispositions afin de faire échec à
d’éventuelles OPA d'investisseurs étrangers
dans des secteurs jugés stratégiques pour
lesquels des mesures « protectionnistes » sont
justifiées . Une dizaine de secteurs seraient
concernés selon les informations parues dans
la presse française (casinos ; activités de
sécurité; biotechnologies ; production
d'antidotes ; matériel d'interception de
communications ; sécurité des systèmes
informatiques ; technologies duales
c’est-à-dire susceptibles d'utilisations
civiles et militaires ; cryptologie ; marchés
secret défense ; armement.). Encore
faudra-t-il que ces mesures soient compatibles
avec le droit communautaire. Elles devront
notamment respecter le droit communautaire de
la concurrence qui fait de la Commission le
seul juge de la légalité d’une opération de
fusion transfrontalière. Elles devront
également être conformes à la règle de libre
circulation des capitaux, à laquelle les
seules dérogations autorisées doivent être
justifiées par la nécessité de préserver
l’ordre, de la sécurité et la santé publiques.
La Commission européenne étudiera certainement
avec attention le caractère « stratégique »
des secteurs protégés.
Cher pétrole
: en
réponse à la hausse des prix du pétrole (25
dollars le baril en janvier 2002, 45 en
janvier 2005, autour de 70 début septembre
2005), la Commission européenne a convoqué le
09/09/2005 le Groupe Approvisionnements
pétroliers qui rassemble les experts
pétroliers des administrations nationales des
états membres. Le but de la réunion était de
passer en revue le niveau des stocks
pétroliers dans les pays européens ( estimé à
117 jours de consommation, les directives
communautaires imposant un niveau de stock
équivalent au moins à 90 jours de
consommation), et de coordonner les mesures
que les états devront prendre. Selon le
Commissaire à l’énergie, Andris Piebalgs :
«Face à un phénomène qui risque de perdurer,
seule une réponse coordonnée de l’ensemble des
pays européens permettra de dégager des
solutions efficaces. Les Etats membres ne
doivent pas céder à la tentation d’amortir la
hausse des prix du pétrole par une réduction
unilatérale de la fiscalité ».
Concurrence dans
les transports aériens régionaux
: afin de
favoriser le développement des « petits »
aéroports (essentiellement ceux ayant un
trafic annuel inférieur à 5 millions de
passagers), la Commission européenne a
présenté, le 06/09/2005, de nouvelles règles
pour faciliter l’octroi d’aides publiques aux
compagnies aériennes qui créent des lignes au
départ d’aéroports régionaux.
Pas de concurrence
entre les professions
libérales:
selon un communiqué de la Commission
européenne du 05/09/2005, les règles du droit
communautaire de la concurrence ne sont pas
correctement appliquées dans le secteur des
professions libérales du fait du maintien de
nombreuses règles nationales contraires comme,
par exemple, la fixation des prix et
l’interdiction de la publicité (en particulier
dans les professions étudiées par la
Commission : juristes, notaires, ingénieurs,
architectes, pharmaciens et comptables, y
compris conseillers fiscaux). La Commission
met en cause une absence de volonté politique
et « le peu d’enthousiasme manifesté par les
professions libérales elles-mêmes ». Or, comme
le rappelle la Commission, les professions
libérales constituent un secteur important de
l’économie de l’Union européenne . En 2001,
les «services fournis aux entreprises» ont
généré environ 1 281 milliards d’euros (8% du
PIB total de l’Union), dont environ un tiers
est imputable aux professions libérales. En
termes d’emploi, le secteur des “autres
services fournis aux entreprises” employait
près de 12 millions de personnes en 2004, soit
6,4% de l’emploi dans l’Union. Au nombre des
réglementations jugées « obsolètes » et
contraires au droit communautaire par la
Commission figure par exemple le monopole dont
bénéficient les notaires dans divers états
comme la France, pour établir les actes de
mutation de propriété immobilière. Pour le
moment, la Commission n'envisage pas de
procédures contraignantes, préférant demander
aux états de se conformer à leurs engagements
en termes de libéralisation.
La Chine, second
partenaire commercial de l’Union
européenne:
Alors qu’elle était le
quatrième partenaire commercial de l’Union
européenne (à 25) en 1999, la Chine s’est
hissée à la deuxième place depuis 2003,
derrière les États-Unis. Progression
importante des échanges également avec l’Inde
passée du rang de quinzième partenaire
commercial en 1999, à celui de neuvième au
cours des six premiers mois de 2005. 12 % des
importations de l’Union proviennent de Chine,
celle-ci étant destinataire de 5% des
exportations communautaires. S’agissant de
l’Inde les pourcentages sont, respectivement,
de 2% pour les importations et un peu plus de
2% pour les exportations. Source : Eurostat,
communiqué du 02/09/2005, STAT/05/109 |