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es brèves relatives aux directives et aux
règlements européens en préparation en novembre
2009
sont classées par ordre chronologique, de
la date plus récente à la plus
ancienne.
Voir aussi les
brèves d'information de décembre 2009
Proposition du
Parlement européen sur l’indemnisation des passagers aériens en cas de faillite
de la compagnie : depuis 2000, 77 compagnies aériennes ont fait faillite
dans l’Union européenne, rappelle le Parlement européen. Dans ces cas-là, les
passagers sont livrés à eux-mêmes et rien n’est prévu pour la prise en charge
de leur rapatriement ou le remboursement du vol annulé. Dans une Résolution adoptée le 25-11-2009,
le Parlement demande à la Commission de compléter l’arsenal législatif
communautaire déjà conséquent dans le domaine aérien, en présentant une
proposition afin de permettre le dédommagement des passagers supportant les
conséquences de la faillite d’une compagnie aérienne. La protection des
passagers passerait par des mesures telles que la création d’un fonds de
garantie pour indemniser les
victimes des faillites ainsi que d’un système d'assurances, tant pour les
compagnies aériennes que pour les passagers et l’application d’un principe de «
responsabilité
mutuelle » selon lequel les compagnies aériennes desservant la même destination
et disposant encore de sièges libres seraient obligées de rapatrier les
passagers bloqués dans des aéroports étrangers.
Portrait de groupe : la future Commission
européenne : la composition de la Commission européenne telle qu’elle a
été avalisée par les états est connue depuis le 27/11/2009. Plus d'informations:
ICI
Information sur la
provenance des produits : depuis plusieurs années, le Parlement européen
demande un règlement européen qui imposerait de mentionner le pays de
fabrication des produits importés dans l’Union européenne et mis dans le
commerce. L’obligation s’appliquerait pour les produits textiles,
articles de bijouterie, vêtements et chaussures, meubles, objets en cuir,
lampes et luminaires, objets en verre et en céramique, et les sacs à main. Le
règlement ne s’appliquerait pas en revanche aux produits qui ne sont pas
destinés à la consommation finale, ni aux produits importés de pays signataires
d'accords de libre-échange avec l'UE.
Le
Parlement escompte qu’avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, son avis
devienne contraignant, puisqu’il devient colégislateur en matière de politique
commerciale. Il est donc revenu à la charge en votant, le 25/11/2009, une
résolution demandant une législation communautaire afin d’appuyer la
proposition présentée par la Commission en ce sens, proposition bloquée au Conseil depuis des années.
L’argument
est de protéger les consommateurs ainsi que l’industrie européenne :
« En effet, en
indiquant le pays d'origine de certains produits importés de pays tiers, le
consommateur serait pleinement informé des caractéristiques du bien qu'il
achète. Dans des secteurs aussi sensibles que ceux de l'habillement, de la
maroquinerie ou de l'ameublement, créer les conditions d'un choix éclairé du
consommateur est un enjeu capital pour ces entreprises qui ont fait le choix du
maintien d'une production préservant le savoir-faire et l'emploi en
Europe » (intervention du député Kader
Arif, S&D).
Consultation
sur la réglementation des vacances à forfait composés sur internet :
depuis 1990, il existe une directive européenne qui réglemente les voyages à
forfait afin de protéger les consommateurs par différents droits et garanties (droit à l’information,
responsabilité de la bonne exécution des services et protection en cas
d’insolvabilité ou de faillite). Mais cette directive ne couvre pas les
nouvelles formes de voyages à forfait qualifiés de « dynamiques » car
ils sont composés d’éléments (trajets, nuits d’hôtel, voitures de location,
etc…) assemblés par le client lui-même, à partir d'internet, en passant par un
site unique, comme Expedia ou Opodo, ou par plusieurs sites partenaires. Selon
la Commission européenne, 23 % des consommateurs de l’Union européenne – voire
plus de 40 % dans des pays comme l’Irlande ou la Suède – réservent désormais
des forfaits «dynamiques».
Or,
remarque la Commission : « À l’évidence, les consommateurs n’ont pas
non plus conscience que leur protection juridique varie en fonction du contexte
de réservation, même si les éléments qui composent le forfait restent
identiques. 67 % des consommateurs interrogés recourant aux forfaits
personnalisés non couverts par la directive pensent à tort être protégés. En
moyenne, un forfait personnalisé qui ne se passe pas comme prévu entraîne une
perte de près de 600 euros pour le consommateur ».
Elle
a annoncé, le 26/11/2009, le lancement d’une consultation afin de recueillir
l’avis des consommateurs et des professionnels sur la révision de la
législation communautaire pour étendre ses dispositions à ces nouveaux types de
voyages à forfait. Devant la récente
vague de faillites parmi les compagnies aériennes, la protection minimale
contre l’insolvabilité et la faillite dont bénéficie le consommateur ne serait pas
limitée aux seuls forfaits, dynamiques ou non, mais étendue largement, y compris aux billets d’avion achetés seuls,
sans prestation connexe. La période de consultation dure du 26/11/2009
au 07/02/2010. La
consultation en ligne est accessible sur le site dédié
de la Commission.
Consultation sur la mise en œuvre de l’initiative
citoyenne : le Traité de Lisbonne dispose :
« Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants
d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre l'initiative
d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une
proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens
considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application
des traités » (article 11§4 du TUE).
Il
reste à savoir comment va s’exercer concrètement ce droit. Le Traité de
Lisbonne étant à présent ratifié par tous les pays, la Commission européenne
vient d’annoncer le lancement d’une consultation par laquelle elle demande aux
citoyens de l'Union européenne de donner leur avis sur différentes questions :
- nombre minimum de pays qui
devraient être représentés par les citoyens à l’origine d’une initiative (la
Commission propose un seuil fixé à un tiers soit 9 états actuellement,
le parlement européen est favorable à un quart, soit 7 états)
- nombre
minimum de signatures par état membre (la Commission propose 0,2 % de la
population totale d'un état membre)
- âge minimum pour soutenir une
initiative citoyenne (16 ans comme en Autriche où la majorité électorale est
fixée à cet âge ou 18 ans comme dans la
plupart des états ?)
- forme et libellé d’une initiative
citoyenne (peut-elle se limiter à l'objet et aux objectifs de la
proposition législative demandée à la Commission ou bien doit-elle être plus
détaillée ?)
- moyens de collecter et de
vérifier l’authenticité des signatures (quelles procédures ? une
initiative citoyenne peut-elle être présentée par voie électronique? Si oui,
quelles mesures de sécurité et d'authentification devraient être prévues?)
- délai
pour la collecte des signatures (un an ?)
- enregistrement
des initiatives proposées (faut-il système obligatoire d'enregistrement des
initiatives proposées ?)
- exigences
appliquées aux organisateurs – transparence et financement (les
organisateurs devraient fournir des informations sur l'appui et le financement
qu'ils reçoivent dans le cadre d'une initiative?)
- examen
des initiatives citoyennes par la Commission ( un délai devrait-il être prévu pour l'examen par la
Commission d'une initiative citoyenne? Six mois seraient-ils un délai
raisonnable?)
- initiatives
sur le même thème (faudrait-il prévoir des règles pour empêcher la présentation
successive d'initiatives citoyennes sur le même thème? Si oui, faudrait-il
prévoir des éléments de dissuasion ou des délais ?)
Le livre vert qui détaille ces
questions est disponible sur la page dédiée du site web Europa.
Les réponses peuvent être
adressées à la Commission européenne d’ici le 31/01/2010 : par courrier électronique à l'adresse
«ECI-Consultation@ec.europa.eu» ou par voie postale à: Commission
européenne/Secrétariat
général/Direction
E - Amélioration de la réglementation et questions institutionnelles/Unité
E.l - Questions institutionnelles/ B - 1049 Bruxelles
Les concurrents d’EDF invités à signaler des problèmes de
concurrence éventuels à la Commission européenne : on le sait, les
opérateurs historiques nationaux dans les secteurs récemment libéralisés sont
soupçonnés d’abuser de leur position dominante par la Commission européenne. Le
04/11/2009, celle-ci a demandé aux fournisseurs d’électricité opérant en France
de témoigner de la façon dont EDF respecte les engagements qu’elle a pris auprès de la Commission pour
respecter le droit communautaire de la concurrence.
En décembre 2008, la Commission
avait mis en cause des contrats proposés par EDF qui conduisaient, de fait, à
évincer ses concurrents du marché de la
fourniture d’électricité aux grands consommateurs industriels. L’entreprise
s’était alors engagée à garantir la mise en concurrence, chaque année pendant
la période à laquelle ces engagements s’appliquent, de 65 % en moyenne des
volumes d’électricité qu’elle fournit aux grands consommateurs industriels établis en France.
Elle s’était également engagée à réduire à 5 ans la durée de tout nouveau contrat conclu avec de grands
consommateurs industriels. Elle avait aussi proposé de faire deux offres
contractuelles distinctes à ses clients, dont une laisserait au client concerné
le choix de satisfaire en partie ses besoins en électricité auprès d’un autre
fournisseur. Enfin, à compter du 1er juillet
2010, ses nouveaux contrats avec de grands consommateurs d’électricité
industriels ne contiendraient plus de
restrictions à la revente de l’électricité qu’elle leur fournit.
Ces engagements seraient
applicables pour une durée de dix ans. Dans l’hypothèse où la part de marché
d’EDF serait inférieure à 40% du volume total fourni sur le marché en cause,
l'entreprise serait libérée de tout engagement relatif à la possible
restriction de l’accès au marché.
Les commentaires ou témoignages
sur le respect de ces engagements peuvent être adressés à la Commission dans un
délai d'un mois à compter de leur publication au Journal officiel de l'UE, le 4
novembre 2009.
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