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Les brèves relatives aux directives et aux
règlements européens en préparation en avril 2009
sont classées par ordre chronologique, de
la date plus récente à la plus
ancienne.
Voir aussi les
brèves d'information de juin 2009
Soins de santé transfrontaliers : le nombre des patients qui va se
faire soigner dans un autre pays de l’Union européenne reste encore limité et
beaucoup d’européens ignorent qu’ils peuvent aller se faire soigner dans le pays
de leur choix. Quant à ceux qui exercent ce droit, ils se heurtent encore à des
problèmes pour se faire rembourser les soins. Les règles restent complexes et
les caisses d’assurance maladie, si elles ont peu à peu appris à travailleur
avec leurs homologues des autres pays membres ne sont pas toujours pressées de
prendre en charge des malades qui ne cotisent pas chez elles car cela les
oblige ensuite à s’adresser à la caisse de cotisation pour le paiement des
soins. Or, la prise en charge s’avère compliquée en raison de la disparité
des systèmes nationaux et on ne peut demander à un pays comme la France de payer pour
les ressortissants de pays à impôts et cotisations très bas. Tout le monde en
convient.
Le 23/04/2009, le Parlement européen a adopté en 1ère lecture une
proposition de législation qui fixe de nouvelles règles pour encadrer les «
soins transfrontaliers » en facilitant
l’accès à ces soins et leur remboursement tout en respectant les compétences
nationales en matière d'organisation et de prestation de soins de santé.
Exercice difficile...
La directive ne modifie pas non plus le droit des états membres de définir
les remboursements qu'ils choisissent d'allouer. Concrètement, si un traitement
reçu dans un autre état n’est pas remboursé dans l’état d’origine du patient,
il restera à la charge de ce dernier. Quant à l’avance des frais elle devrait
être faite par les patients qui ensuite seraient remboursés. Cependant, les
états membres pourront prévoir un système volontaire de notification préalable
grâce auquel les remboursements du pays
d'origine seraient versés directement à l'hôpital où les soins ont été
dispensés. Les députés proposent aussi la création d’un organisme de
compensation pour faciliter le
remboursement des frais. Le remboursement de soins hospitaliers dispensés dans
un autre pays pourra être subordonné à une autorisation préalable de la caisse
de l’était d’origine, dans certains cas, notamment si l'équilibre financier de
la sécurité sociale d'un pays risque d'être sérieusement compromis. Le
Parlement européen a demandé que ce soit les états membres, et non la
Commission européenne comme le prévoit la proposition d'origine, qui
définissent précisément la notion de soins hospitaliers.
Dans certains cas particuliers, ceux des
patients atteints de maladies rares requérant un traitement
spécifique, le droit à un remboursement
existerait même dans le cas où un traitement similaire ne serait pas couvert
par la législation du pays d’origine et ne seraient pas soumis à autorisation préalable.
La directive ne couvrirait pas les traitements de longue durée et les
transplantation d'organes.
Enfin, chaque état restera libre de décider quel type de soins de santé il
considère approprié. De même, les députés précisent qu'"aucune disposition de la
directive ne devra être interprétée d'une manière telle qu'elle porte atteinte
aux choix éthiques fondamentaux opérés par les états membres", par exemple sur
des questions telles que l'euthanasie ou les tests ADN.
Pour plus d'informations sur cette question voir aussi:
Libre choix des soins de santé dans l’Union européenne
Un agenda pour l’Europe sociale
HADOPI contre amendement 46, la suite : en France le feuilleton HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres
et la protection des droits sur Internet,
prévue par le projet de loi « création sur internet ») occupe les medias et touche à sa fin avec le vote imminent de la loi. Au niveau
de l’Union européenne, les rebondissements se succèdent aussi. On se souvient
que le dispositif de « riposte graduée » prévu par le projet de loi était contredit par le projet « paquet
telecom » actuellement en discussion au Parlement européen et plus
précisément par un des amendements votés. Plus d'information: ICI
Soutenir
la trésorerie des entreprises : le Small Business Act prévoit de nouvelles
mesures pour réduire les retards de paiement qui hypothèquent le développement
des entreprises voire même peuvent conduire à la faillite d'entreprises
pourtant viables. En règle générale,
les entreprises et les pouvoirs publics ne paient pas les biens et les services
dès leur fourniture, mais à une date ultérieure indiquée dans le contrat ou sur
la facture et il est fréquent que les paiements ne soient pas honorés à la date
convenue.
La Commission européenne a présenté le 08/04/2009 une
proposition de révision de la directive de 2000 sur les retards de paiement
(Directive 2000/35 du 29/06/2000).
Selon
la Commission, les pouvoirs publics devraient montrer l’exemple et payer leurs factures dans un délai de trente jours,
en règle générale. La Commission elle-même s’engage à accélérer le paiement de
biens et de services et, dans un certain nombre de cas, à réduire les délais de
paiement en dessous de la durée légale en vigueur.
Faute de paiement dans les délais, les
pouvoirs publics devraient payer des intérêts, une indemnisation pour les frais de recouvrement
encourus et un dédommagement forfaitaire correspondant à 5 % du montant dû, dès
le premier jour de retard. Une autre mesure permettrait, pour ce qui
concerne cette fois les relations entre
entreprises, de donner aux entreprises créancières la possibilité de demander
des intérêts pour retard de paiement et une indemnisation pour les
frais de recouvrement. Même les intérêts de faible valeur pourraient
être facturés et il ne serait plus possible d'exclure les demandes de paiement d'intérêts
d'un montant inférieur à 5 euros. Les règles relatives
aux contrats manifestement abusifs seraient renforcées pour permettre aux
créanciers de faire valoir leurs droits
pleinement et efficacement.
Ces nouvelles dispositions seraient
facultatives : les entreprises pourraient toujours accorder des délais de
paiement plus longs pour conserver de bonnes relations avec leurs clients.
Directive sur le temps de travail, toujours des
divergences : comme on le sait, la proposition de directive sur
l’aménagement du temps de travail hebdomadaire fait l’objet d’un désaccord
persistant entre les deux branches du législatif européen. Une deuxième réunion
de conciliation entre le Conseil et le Parlement européen s’est soldée par un
échec, dans la nuit du 1er au 2 avril.
Les sources de désaccord sont encore et toujours la clause
de non-participation ou "opt-out"qui donne à savoir la possibilité de
dépasser volontairement la durée hebdomadaire maximale du travail de 48 heures. Les
eurodéputés demandent la suppression de cette clause après une période de
transition de trois ans. Les députés
ont accepté cependant de calculer le temps de travail sur une période de
référence de douze mois pour permettre plus de souplesse.
Sur le temps de garde, le Parlement continue de demander que
l'ensemble du temps de garde soit pris en compte comme du temps de travail. Le
Conseil reste sur sa position en continuant à faire la distinction entre temps
de garde "actif" (qui devrait être considéré comme du temps de
travail) et "inactif" (non
pris en compte), ce qui est contraire à la jurisprudence de la Cour de justice
des Communautés européennes, qui a jugé que le temps de garde est du temps de
travail.
Le Parlement demande la tenue d’une troisième et dernière
réunion (de la « dernière chance ») les 20 ou 21 avril.
Si aucun accord n’est trouvé, le texte législatif proposé
devient caduc. Il ne restera plus à la Commission européenne qu’à élaborer une
nouvelle proposition.
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